Mathieu Bergeron-Frigon: une décision en septembre

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Mathieu Bergeron-Frigon connaîtra sa sentence le 12 septembre.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Mathieu Bergeron-Frigon connaîtra sa sentence le 12 septembre.

Photo: Sylvain Mayer

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si la Couronne et la défense ont présenté une suggestion commune pour une sentence à imposer à Mathieu Bergeron-Frigon, le juge Jacques Trudel se donne jusqu'au 12 septembre afin de rendre une décision concernant le jeune criminel.

L'individu de Louiseville, maintenant âgé de 22 ans, a plaidé coupable en mars à des accusations de leurre et d'avoir communiqué avec des jeunes de moins de 16 ans par l'entremise d'Internet afin de faciliter la perpétration d'une infraction d'ordre sexuel.

Il a aussi reconnu avoir incité des jeunes à avoir des contacts sexuels virtuels.

Les événements remontant à l'été 2011 ont été commis à l'endroit d'au moins cinq victimes. Certaines d'entre elles étaient âgées de 11 ans.

Jeudi au palais de justice de Trois-Rivières, Me Pierre Spain, avocat du prévenu, et Jean-Marc Poirier, avocat de la Couronne, ont suggéré au juge Trudel qu'il impose une peine de deux ans de pénitencier à Bergeron-Frigon.

Si on considère que ce dernier est emprisonné depuis le 30 août 2011, il purgerait ainsi une peine de près de trois ans.

De plus, la proposition fait état de le déclarer délinquant à contrôler et de le soumettre à une période de surveillance de 10 ans.

«La suggestion tient compte de la gravité des gestes et du nombre de victimes», a déclaré Me Poirier au président du tribunal.

Se basant sur les conclusions d'une évaluation de Mathieu Bergeron-Frigon, le juge Trudel estime plutôt que la peine suggérée lui paraissait «très clémente».

Le juge rappelle que le document insiste sur certains éléments qui ne jouent pas en faveur de Bergeron-Frigon: absence de culpabilité, absence d'un désir de changement, absence d'auto-critique.

Et lorsqu'il a envie de faire quelque chose, il passe à l'action et regrette son geste par la suite.

«Le rapport est négatif et le risque de récidive est très élevé. À première vue, la peine proposée ne paraît pas rencontrer les exigences de la situation», a déclaré le juge aux deux parties.

Me Spain a toutefois rappelé que le jeune âge de son client est un facteur à considérer dans l'évaluation de la peine à lui imposer.

Selon Me Spain, le temps que Bergeron-Frigon passera derrière les barreaux lui permettra de profiter de services professionnels qui lui seront bénéfiques. La période de surveillance de 10 ans est aussi un facteur à considérer.

«Il est entré en détention à 21 ans, il a été évalué à l'institut Pinel. C'est de nature à lui faire réaliser la gravité des gestes pour qu'il s'aligne de façon différente pour l'avenir», a plaidé Me Spain, tout en insistant sur le fait que les gestes commis n'ont pas donné lieu à des contacts physiques.

Mathieu Bergeron-Frigon n'en est pas à son premier passage devant la justice pour des crimes de nature sexuelle. Il y a trois ans, le tribunal lui avait imposé une peine de 12 mois d'emprisonnement pour avoir sollicité une relation sexuelle avec un garçon de moins de 16 ans.

L'individu est inscrit au Registre national des délinquants sexuels pour une durée de 20 ans.

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