Une trentaine de pompiers des services d'incendie de Sainte-Thècle et de Saint-Tite ont combattu les flammes. «On est arrivés ici aux alentours de 7 h 5 et à 7 h 30 la toiture était déjà tombée», a déclaré André Beaudoin, chef des pompiers de Sainte-Thècle.
L'incendie aurait pris naissance à l'arrière du bâtiment. «On a fait une investigation à l'arrière parce qu'on pense que c'est là que ça a débuté, mais présentement, on n'a aucune idée de ce qui pourrait avoir déclenché l'incendie», ajoute-t-il.
Des travaux de soudure effectués dans la dernière semaine pourraient en être la cause. «Des rénovations ont été effectués jeudi dernier et on se questionne présentement à ce sujet», confirme M. Beaudoin.
Entreprises Sainte-Thècle produisait du bois de chauffage ensaché, du bois d'allumage et du bois de chauffage sur palettes. Aucun des huit employés ne se trouvait à l'intérieur de l'établissement.
Le directeur de l'usine, Éric Labranche, mentionnait déjà que la reconstruction était envisagée. «Tout allait bien, on avait des commandes et je ne vois pas pourquoi on ne donnerait pas suite à ces commandes-là», lance-t-il.
La jeune compagnie avait acheté la bâtisse en 2010. Il s'agissait du premier projet d'une série de cinq. «On est ici pour rester. Il reste juste à savoir si on va avoir l'aide nécessaire parce que c'est beaucoup d'argent qui vient de partir en fumée», ajoute M. Labranche.
En mars 1954, le bâtiment avait été complètement détruit par le feu. La reconstruction avait presque été immédiate par Josaphat Groleau. D'ailleurs, des membres de la famille de M. Groleau étaient sur place pour constater les dégâts avec désolation et tristesse. «Ça fait extrêmement mal au coeur de voir ça, c'était tout ce qu'il nous restait de souvenirs concrets. Maintenant, les souvenirs sont dans notre âme. L'usine a quand même fait vivre le village pendant 50 ans», explique Jovette Groleau, la voix pleine d'émotions.
D'anciens travailleurs se sont également rendus sur les lieux.
«Moi, j'ai travaillé ici pendant presque dix ans dans les années 1970. C'est une énorme perte pour le village. C'était presque un monument. Ça n'a aucun sens. Il y a beaucoup de monde d'ici qui ont travaillé dans cette usine. C'est désolant, mais on garde en tête de bons souvenirs», conclut Hélène Carpentier.