Une 40e noyade en 2012

Si les noyades dans les piscines résidentielles ne... (Photo archives La Presse)

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Si les noyades dans les piscines résidentielles ne représentent qu'une noyade sur dix, les jeunes enfants y sont particulièrement vulnérables.

Photo archives La Presse

 

Lise Millette
La Presse Canadienne
Kirkland

Une fillette âgée de 16 mois s'est noyée hier matin dans la piscine d'une résidence de Kirkland, dans l'ouest de l'île de Montréal.

Ce nouveau décès vient alourdir un bilan déjà sombre de 40 noyades au Québec depuis le début de l'année, selon la Société de sauvetage.

Même si l'été est encore bien jeune, les premiers secours rapportent 15 décès de plus qu'à pareille date en 2011.

Le chef des opérations d'Urgences-santé à Montréal, Stéphane Smith, a précisé qu'un appel de détresse avait été logé à la centrale téléphonique 9-1-1 à9 h 40 hier matin. Des manoeuvres de réanimation ont été engagées par les ambulanciers dès leur arrivée sur les lieux, en vain. La fillette était en arrêt cardiorespiratoire. D'autres manoeuvres ont été tentées à l'hôpital, sans plus de succès, et les autorités médicales n'ont pu que constater le décès.

Il n'aura fallu que quelques minutes d'inattention pour que l'irréparable se produise. M. Smith précise que la mère regardait la télévision avec sa fillette. Elle est montée à l'étage quelques instants et au moment de redescendre, elle s'est aperçue que l'enfant s'était aventurée à l'extérieur, par la porte-fenêtre. Il n'y avait alors que la moustiquaire, qu'a fait glisser sans peine la bambine. Une fois à l'extérieur, elle a fait quelques pas avant de tomber dans la piscine creusée.

Lorsque la mère est sortie, la fillette était déjà dans l'eau, inanimée. Elle l'a rapidement sortie de l'eau avant d'appeler les secours. Les ambulanciers ont trouvé la mère en état de choc. Le père de l'enfant est arrivé quelques instants plus tard, en proie lui aussi à de vives émotions.

Stéphane Smith confirme qu'Urgences-santé reçoit de nombreux appels cette année. Tous ne se soldent pas par des noyades, mais dans plusieurs des cas, un court moment d'inattention a précédé l'incident.

«Ce que l'on dit aux gens, c'est: prudence, prudence, prudence! Un enfant, c'est plus vite que l'oeil», insiste-t-il.

Pour le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins, les conditions météorologiques clémentes, les belles et chaudes journées ensoleillées ne sont pas étrangères à la hausse du nombre d'incidents, dont le nombrerejoint sensiblement les données de 2010.

«Il a fait beau et chaud beaucoup plus tôt. Davantage de gens sur l'eau ou dans l'eau augmente nécessairement le risque», affirme M. Hawkins. Selon lui, il incombe notamment aux propriétaires de piscines et d'embarcations d'adopter des comportements sécuritaires et de prévoir des aménagements qui le sont tout autant.

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