Victime d'un deuxième incendie en 32 ans

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Le bâtiment principal de la ferme Rouval a... (Photo: Olivier Croteau)

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Le bâtiment principal de la ferme Rouval a été complètement rasé par les flammes lundi soir, à Saint-Barnabé-Nord.

Photo: Olivier Croteau

Vincent Gauthier
Le Nouvelliste

(Saint-Barnabé) Pour la deuxième fois en 32 ans, la ferme Rouval de Saint-Barnabé-Nord devra complètement reconstruire son bâtiment principal, après avoir été le théâtre d'un incendie au cours duquel 150 vaches ont péri lundi soir.

Les flammes, qui semblent être de nature accidentelle à la lumière des premières informations, se sont déclarées vers 19 h sur le 2e Rang. Deux silos ont également été endommagés.

«À notre arrivée, c'était un embrasement général. On a fait appel à plusieurs municipalités. Il y avait des bâtiments à proximité. On les a sauvés, mais la grande étable a complètement brûlé», indique Yvon Riopel, directeur du service des incendies à Saint-Barnabé-Nord.

Des pompiers de Yamachiche, Saint-Paulin, Charette, Saint-Boniface, Saint-Élie et Saint-Étienne-des-Grès sont venus épauler leurs confrères de l'endroit pour maîtriser les flammes.

Propriétaire de la ferme depuis 1958, Raymond Bournival était couché lorsque le brasier s'est amorcé. «Ma femme est venue me réveiller. Elle m'a dit qu'il y avait eu une explosion, un peu comme un coup de tonnerre. Quand je suis arrivé dehors, c'était tout noir dans le ciel», raconte-t-il, encore ébranlé de voir son entreprise s'envoler en fumée.

«On ne sait pas exactement où le feu a commencé. Est-ce que c'est à cause d'un moteur, d'un réservoir à eau chaude ou autre chose? On a aucune idée», ajoute M. Bournival.

La ferme laitière abritait 300 vaches et près de la moitié d'entre elles ont pu être sauvées puisqu'elles se trouvaient dans des bâtisses adjacentes. Les voisins ont offert également un important coup de main pour parvenir à sauver une aussi importante partie du troupeau. C'est d'ailleurs une voisine qui a alerté les services d'urgence puisque la ligne téléphonique de la résidence avait été coupée par l'incendie. «Le feu a été très rapidement maîtrisé», note le propriétaire, en vantant le travail de tout ceux qui ont contribué.

Toutefois, en raison d'une trop importante incommodation par la fumée, une dizaine de bêtes ont aussi dû être euthanasiées à la suite d'une recommandation d'un vétérinaire. «Ça prend une vie bâtir un troupeau comme ça», se désole M. Bournival, en jetant un coup d'oeil aux débris.

Âgé de 75 ans, le propriétaire indique que son fils - qui a dû être conduit à l'hôpital pour traiter un choc nerveux à la suite de l'incendie- prendra la relève lors de la reconstruction de l'étable.

Avec la collaboration de Marie-Ève Lafontaine

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