Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs passé de longues heures à la marina de l'île Saint-Quentin afin de voir si les recherches allaient porté leurs fruits. Le père et le frère cadet de Jean-Guy Côté, Pierre et Simon-Pierre, sont notamment arrivés sur place tôt hier matin en compagnie de plusieurs autres membres de leur famille. Inconsolables et craignant le pire, les deux hommes tentaient tout de même de garder espoir.
«J'ai vraiment hâte qu'on le retrouve. C'est la seule chose à laquelle je pense présentement. Mais lorsque l'on regarde le fleuve...», a-t-il laissé tomber.
Le frère du disparu a quant à lui indiqué que ce n'était pas la première fois que ce dernier passait quelques heures sur l'eau en compagnie d'amis. Il n'était cependant pas en mesure de dire s'il était déjà monté sur ce bateau, qui serait selon lui la propriété du patron de son frère.
La compagne de vie de Jean-Guy Côté a également passé plusieurs heures sur les lieux. Elle a d'ailleurs rencontré l'enquêteur responsable du dossier. Visiblement très ébranlée par les événements, elle a préféré ne pas s'entretenir avec les représentants des médias.
Néanmoins, une amie qui l'accompagnait a confié qu'elle était dévastée. Cette dernière s'est également dite grandement attristée et n'avait que des bons mots pour le disparu.
«C'est notre voisin. On le voit à tous les jours. C'est un bon vivant. Il sourit tout le temps et il est toujours prêt à aider», a mentionné Marilyne Robert.
Recherches
Les recherches pour retrouver les deux hommes se sont poursuivies jusqu'à 20 h 30, hier soir, et doivent reprendre dès ce matin. Hier, les plongeurs de la Sûreté du Québec sont arrivés sur les lieux vers 12 h. Comme il est difficile d'effectuer des plongées efficaces dans le secteur en raison des eaux troubles du fleuve Saint-Laurent, ces derniers ont plutôt sillonné en bateau le secteur où l'accident serait survenu en fouillant les eaux à l'aide d'équipements spécialisés.
Toute personne ayant été témoin de l'accident est d'ailleurs priée de communiquer avec les enquêteurs de la Division des enquêtes au 1 800 659-4264, afin de permettre aux policiers de mieux comprendre la séquence des événements entourant le drame.
Selon les policiers, l'alcool ne serait pas en cause. L'accident serait plutôt attribuable à la vitesse. La thèse du bris mécanique est également étudiée par les enquêteurs.
Pour ce qui est de l'embarcation dans laquelle les deux hommes prenaient place en compagnie de quatre autres personnes, elle a été remorquée par la Sûreté du Québec en milieu d'avant-midi pour que des expertises puissent être pratiquées.
Deux des quatre occupants qui ont été repêchés dans les moments ayant suivi l'accident ont obtenu leur congé de l'hôpital. Pour ce qui est des deux autres, il n'a pas été possible de savoir s'ils l'avaient également eu. Il était cependant prévu qu'ils devaient quitter le CHRTR hier avant-midi.
Les recherches se poursuivent aujourd'hui. La patrouille nautique est sur place tout comme les plongeurs.