Cette fois-ci, il était accusé d'avoir brisé une ordonnance de la cour en communiquant avec l'agente Valérie Savard. Il lui aurait parlé sur une rue à Saint-Jean-des-Piles. Il devra donc signer un nouvel engagement de six mois, l'obligeant à garder la paix et avoir une bonne conduite. Par le fait même, il sera encore une fois soumis à l'interdiction d'entrer en contact avec la policière.
Cette affaire remonte à 2009. Une perquisition sans mandat avait été effectuée au domicile de Michaël Quessy le 20 mars 2009 à Saint-Jean-des-Piles. La policière Savard avait été avertie par des citoyens qu'un véhicule, mal garé, obstruait le trottoir.
Elle s'était donc présentée au logement du propriétaire du véhicule, Michaël Quessy, et avait frappé à quelques reprises à la porte sans obtenir de réponse. Elle avait alors constaté que la porte était déverrouillée, de sorte qu'elle avait pénétré à l'intérieur. Elle avait vu sur la table de la cuisine une pipe de cannabis. Elle avait ensuite vérifié chacune des pièces, y découvrant différents articles reliés aux stupéfiants. Quessy avait été arrêté puis libéré avec une promesse de comparaître.
Après cette perquisition, des graffitis aux propos très durs envers l'agente Savard étaient apparus sur la route Principale menant au secteur Saint-Jean-des-Piles. En mai, des individus avaient été arrêtés relativement à cette affaire dont Michaël Quessy. Des accusations de méfaits, libelle diffamatoire et intimidation avaient été portées.
Michaël Quessy avait finalement réglé ce dossier en janvier 2010 en signant un engagement de paix de 12 mois au cours duquel il ne devait toutefois pas entrer en contact avec la policière. Or, il aurait brisé cette condition en novembre 2010. Cette affaire s'est donc réglée hier matin.
Quant à la policière, rappelons qu'elle avait été suspendue pour une période de cinq jours sans salaire par le Comité de déontologie policière pour avoir effectué une perquisition sans mandat, avoir procédé illégalement à l'arrestation d'un individu et l'avoir détenu illégalement.
Aucune accusation n'avait par ailleurs été portée pour les stupéfiants contre M. Quessy puisque l'intervention de l'agente Savard avait été jugée illégale.