Yvan Branconnier coupable de menaces de mort

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Yvan Branconnier

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Yvan Branconnier, le présumé meurtrier de Jean-Guy Frigon, a été déclaré coupable, hier, de menaces de mort contre son frère et de bris d'engagements. Il s'agit d'événements survenus le soir même de sa libération provisoire le 20 décembre 2011.

On sait que son avocat, Me Pierre Spain, s'était rendu jusqu'en Cour d'appel pour obtenir la libération de Branconnier durant les procédures judiciaires intentées contre lui pour meurtre. Or, deux heures après avoir été remis en liberté, Branconnier s'était rendu à Louiseville où il avait menacé de mort son frère, en lui disant des propos tels «Viens dehors je vais t'arranger la face» et «Je n'ai plus rien à perdre, on va sortir dehors».

Par le fait même, il avait contrevenu à des engagements qu'il avait lui-même signés, soit garder la paix et avoir une bonne conduite et respecter un couvre-feu de 22 h à 8 h. Il avait en effet été arrêté vers 22 h 17 alors qu'il discutait avec son ancienne copine sur la rue à Louiseville.

Dans un long jugement, Richard Poudrier a indiqué qu'il n'avait pas cru la version de l'accusé, d'autant plus que celui-ci a corroboré l'ensemble de la preuve sauf les point cruciaux qui pouvaient lui être défavorables. «Lorsqu'il dit qu'il n'a plus rien à perdre et que son frère va tout perdre, je ne crois pas raisonnable que de telles paroles n'aient pas de lien avec les menaces. Pourquoi alors dire ça?», a-t-il notamment mentionné.

Selon lui, la poursuite représentée par Me Benoît Larouche a été en mesure de faire la preuve hors de tout doute raisonnable de la culpabilité de l'accusé sur les menaces.

Quant aux bris d'engagements, le juge a noté qu'Yvan Branconnier savait bel et bien qu'il avait un couvre-feu à respecter et que malgré tout, il a persisté à attendre son ex-copine à Louiseville parce qu'il voulait récupérer ses clés de maison et de voiture. «Il avait une montre, il savait l'heure. Il est impossible qu'il n'ait pas vu le risque. Sa conduite qui, au début, était négligente est devenue une insouciance», a ajouté le juge.

Comme il n'a pas été mesure de fournir une excuse raisonnable lors de son procès, Branconnier a été déclaré coupable des deux bris engagements, soit le couvre-feu et de l'action de garder la paix et avoir une bonne conduite.

En contrepartie, il a écopé d'une journée de prison et d'une probation de trois ans. Il importe ici de rappeler que Branconnier est détenu provisoirement depuis cinq mois dans cette affaire. Comme l'a précisé Me Larouche au juge, il a purgé suffisamment de temps pour ces crimes.

De toute façon, la Couronne entend faire révoquer sa remise en liberté devant la Cour supérieure. Branconnier demeure donc détenu de toute façon. Sa cause a été reportée au 18 juin mais une audience pourrait se tenir avant cette date devant la Cour supérieure. Notons par ailleurs que le prévenu ne pourra communiquer avec son frère. Il lui sera également interdit de posséder des armes à feu.

En ce qui concerne le dossier du meurtre, l'enquête préliminaire de Branconnier a été fixée au 27 août. Celle-ci pourrait durer cinq jours. Rappelons qu'Yvan Branconnier est accusé du meurtre au premier degré de Jean-Guy Frigon, l'ancien propriétaire du restaurant L'Arc-en-fleurs de Louiseville. Ce dernier avait été abattu par balles le 29 novembre 2009.

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