Deux voitures situées sur les rues Sainte-Marie et Tétreault ainsi qu'un module de jeu au parc Rochefort dans le secteur du Cap-de-la-Madeleine ont été incendiés vers 2 h 30 samedi. Une des victimes, Pierre Hamelin, a vu impuissant sa Honda Accord partir en fumée. «Les flammes ont réveillé mes parents. Leurs fenêtres de chambre étaient juste devant le feu», témoigne Pierre Hamelin.
L'homme avait stationné sa voiture dans la rue en après-midi. Il est sorti avec un ami vendredi soir pour finalement rentrer vers 1 h 30 samedi. «Ma voiture est restée dans la rue tout ce temps-là. Le moteur était donc très froid lorsque le feu s'est déclaré», souligne M. Hamelin.
L'intensité du feu n'a laissé aucune chance au véhicule. «C'est une perte totale», précise Pierre Hamelin qui ajoute être dépassé par les événements.
Une voisine de Pierre Hamelin a elle aussi été victime de l'incendie. Le derrière de la voiture presque neuve de Suzie Marchand stationné dans la rue devant celle de M. Hamelin a subi également des dommages. Le plastique du parechoc et des phares a fondu sous la chaleur de l'incendie. «C'est un policier qui est venu cogner chez nous en pleine nuit pour avoir les clés du véhicule. Il voulait le déplacer pour ne pas qu'il prenne en feu», explique-t-elle.
La série d'incendies à Trois-Rivières depuis la fin du mois de mars laisse perplexe les derniers sinistrés. «Il y a eu plusieurs bâtiments, bars et conteneurs incendiés depuis quelques semaines», estime Pierre Hamelin. «C'est peut-être isolé, mais c'est louche.»
La Sécurité publique de Trois-Rivières a ouvert une enquête afin de déterminer les causes des incendies de samedi. L'origine criminelle est fortement envisagée. Toutefois, la Sécurité publique de Trois-Rivières affirme que rien n'indique que tous ces incendies soient reliés.
Série d'incendies à Trois-Rivières
Depuis la fin mars, les pompiers de Trois-Rivières n'ont pas manqué de travail. Pas moins de 19 incendies les ont occupés ce printemps. Uniquement le 31 mars, neuf incendies criminels avaient été allumés en quelques heures par un pyromane. Le 8 avril, le bâtiment du parc Lionel-Rheault, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, avait été incendié. Un feu était également survenu sur la rue Vachon au cours de la même période.
Le 10 avril, c'est le bar Le Tunnel, situé sur la rue Laviolette, qui était la proie des flammes, étant complètement rasé. Dans ce cas, la nature du sinistre n'est pas encore déterminée. L'hypothèse d'une main criminelle n'est toujours pas écartée. Puis le 24 avril, c'était au tour du bar La Relâche, situé sur le boulevard Thibeau, dans le secteur Saint-Louis-de-France, d'être entièrement détruit par le feu. Deux pompiers avaient été blessés lors du sinistre. Le feu serait de nature électrique.
Le 29 avril, un immeuble inhabité de la rue Hertel était lui aussi endommagé lourdement par un incendie. Le premier mai, c'était au tour de la Résidence Arcand pour personnes âgées au Cap-de-la-Madeleine à être la proie des flammes.
Finalement, le 10 mai un incendie a lourdement endommagé un duplex de la rue Notre-Dame-Est dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Personne n'a été blessé, l'immeuble n'étant pas occupé au moment de l'intervention des pompiers.
Les derniers incendies, ceux de la résidence Arcand, du duplex de la rue Notre-Dame-Est et des voitures, ont tous eu lieu dans le même secteur de la ville. Pour l'instant, les enquêteurs de la Sécurité publique ne peuvent affirmer que ces feux ont un lien entre eux.