Le jeune homme de 25 ans avait en effet été admis pour une thérapie au Centre l'autre côté de l'ombre à Bécancour dans le cadre d'une peine de six mois avec sursis pour des crimes de même nature. Or, il en a profité pour vendre 37 comprimés de méthamphétamines à quatre reprises les 5 et 6 février dernier. Ce sont les intervenants qui ont découvert le pot aux roses en voyant le comportement de la clientèle.
Lupien a donc été arrêté le 16 février pour trafic de stupéfiants et bris. Il s'est d'ailleurs lui-même livré aux autorités. Son sursis, qui devait se terminer le 16 avril, a alors été révoqué de sorte qu'il a été conduit au centre de détention de Trois-Rivières. Le hic est que du cannabis a été retrouvé dans les manches de son manteau, de sorte qu'une nouvelle accusation pour possession simple de stupéfiants a été portée contre lui.
Vendredi, il a décidé de régler ses dossiers en plaidant coupable. La Couronne représentée par Me Julie Forget et la défense, assurée par Me Jean-François Lauzon, ont fait une suggestion commune de sentence en proposant une peine de six mois de prison ferme.
Le juge Jacques Lacoursière n'a pas caché qu'il trouvait cette peine très clémente compte tenu des «circonstances très aggravantes de la cause.»
«Vous vous en êtes pris à des personnes très vulnérables en leur vendant des méthamphétamines qui, on le sait, est une drogue qui cause beaucoup de ravages. C'est plutôt révoltant. En plus, vous étiez sous le coup d'un sursis. Vous auriez mérité plus que six mois», a-t-il indiqué au prévenu.
Néanmoins, il a expliqué qu'en vertu de la loi, le tribunal doit entériner une suggestion commune de sentence si elle est raisonnable. Le juge l'a certes qualifiée de «limite» mais il l'a autorisée. Lupien est donc condamné à six mois de prison. Il s'agit pour lui d'une première peine de prison ferme. Il devra également se soumettre à une probation de trois ans avec suivi probatoire d'un an. Il devra également suivre les thérapies qui seront recommandées par son agent de probation.