Depuis le mois d'août, trois événements étaient survenus, alors que des malfaiteurs avaient forcé les fenêtres arrière de l'édifice de la 7e Rue pour ensuite s'emparer du contenu de la petite caisse du restaurant, d'un écran d'ordinateur ou encore de choses aussi banales que des sacs de bonbons, explique l'intervenante Camille Gélinas.
Depuis, l'organisme avait pris ses précautions, et tenait tout objet de valeur dans le bureau fermé à clé après les heures d'ouverture. Or, dans la nuit de lundi à mardi, les malfaiteurs ont grimpé sur une poubelle et cassé la fenêtre du bureau avant de s'introduire et d'y dérober l'ordinateur de l'organisme, la console de jeux X-Box flambant neuve ainsi que la petite caisse du restaurant et une enveloppe contenant de l'argent, pourtant bien cachée dans un cartable à l'intérieur d'un tiroir. Même le système d'alarme de la bâtisse a été saboté, si bien que le vol n'a été constaté qu'au matin.
Des éléments qui laissent croire aux responsables que les malfaiteurs connaissaient très bien les lieux, ou alors avaient été bien renseignés par des gens connaissant bien les lieux. «Ils ne se seraient pas donné tout ce mal, en risquant de se faire prendre en passant par devant, s'ils ne savaient pas ce qu'ils venaient chercher ici», mentionne la coordonnatrice, Sylvie-Anne Gauthier.
Cette information a d'ailleurs été transmise à la Sûreté du Québec, qui fait actuellement enquête. Le ou les responsables s'exposeraient à de graves accusations.
Bien que la valeur du vol se chiffre à environ 2000 $, en plus de la réparation du système d'alarme, c'est plutôt sur les principes que sur la valeur que les responsables de l'organisme s'offusquent. «On est dans le communautaire et chaque dollar est important, on ne peut pas se permettre de perdre autant. Là , on doit fermer toute la semaine, le temps de se retrousser les manches et de réparer ce qui a été brisé, et il n'est pas dit qu'on va se rééquiper tout de suite. Sinon, ce serait trop facile pour les voleurs de revenir se servir. En bout de ligne, ce sont nos jeunes qui écopent. C'est à fendre le coeur», souligne Mme Gauthier.
«On a notre job à coeur. Souvent, les jeunes qui viennent ici n'ont pas d'autre place où on les écoute autant. Ils arrivent dès l'ouverture et repartent à la fermeture la mine basse, en ayant hâte de revenir le lendemain. Dieu sait qu'il n'y en a pas beaucoup de places pour les jeunes et le peu qu'ils ont, on leur enlève par des gestes aussi inconscients», déplore Camille Gélinas.
Une réunion d'urgence du conseil d'administration a été ordonnée ce lundi afin de prendre les décisions qui s'imposent. Installer des barreaux dans les fenêtres? Couper dans les activités? Déménager? Autant de scénarios qui seront étudiés par les administrateurs.
Par ailleurs, un projet de cours de judo, en partenariat avec l'instructeur Philippe Davidson et la Fondation Canadian Tire, est désormais sur la glace, étant donné que l'administration doit mettre ses énergies et son temps à régler les problèmes liés à la sécurité.
La Maison des jeunes l'Accueil Jeunesse compte tout près de 300 membres. De ce nombre, 30 à 40 jeunes fréquentent l'organisme de façon hebdomadaire, voire même quotidienne.
Du côté de la Sûreté du Québec, on confirme avoir ouvert deux autres enquêtes autres que celle amorcée mardi en lien avec ce nouveau vol.
Des événements survenus en juin et en septembre ont en effet été confirmés par la SQ. L'un d'eux a mené à l'arrestation de deux jeunes de 12 et 13 ans, qui ont été condamnés à des travaux communautaires en décembre dernier.
La porte-parole de la SQ, Éloïse Cossette, signale que toute personne possédant de l'information sur l'événement survenu dans la nuit de lundi à mardi doit téléphoner au 1-800-659-4264.