Sous la force de l'impact, le devant de la voiture a été pratiquement pulvérisé ne laissant aucune chance au conducteur. «On ignore pour quelle raison il a quitté sa voie et s'est retrouvé en bordure de la chaussée. Ça viendra plus tard avec le résultat de l'enquête», note le sergent Louis-Philippe Ruel, porte-parole de la Sûreté du Québec.
À l'arrivée des secours, la victime, un homme de 57 ans de Saint-Jean-de-Matha, était inconsciente. Les pinces de désincarcération ont été nécessaires pour le sortir de son véhicule. En plus des policiers et des ambulanciers, une équipe de pompiers de Yamachiche et de Maskinongé se sont rendus sur place.
Selon la Sûreté du Québec, le semi-remorque était bien visible et son conducteur avait pris soin d'installer des triangles de signalisation.
«Le camion-remorque était stationné en bordure de l'autoroute. Il n'empiétait pas sur la chaussée et les triangles étaient bien placés. Pour notre part, le camion semblait stationné de façon correcte. En cas de panne, ce qui devait être fait a été fait», note le sergent Ruel.
Le camionneur n'a pas été blessé, mais il a subi un choc nerveux. Il a refusé de se rendre à l'hôpital. Il s'explique mal comment une telle collision a pu se produire. Il s'est d'abord immobilisé en raison d'un problème avec une roue. Il a voulu par la suite reprendre sa route pour se rendre au moins jusqu'à la prochaine sortie qui est située tout près. Mais son moteur a refusé de rédémarrer. Il a alors contacté le mécanicien de son employeur.
Lorsque l'accident est survenu, il se réchauffait dans la voiture d'un bon Samaritain. Soudainement, il a vu son camion avancer. «Je pensais que c'était le mécanicien qui l'avait parti. Mais une van s'est arrêtée et le conducteur nous a dit qu'un char avait frappé mon camion de plein fouet», raconte Réjean Rouillard, qui est dans l'industrie du transport depuis plus de 20 ans.
Il a accouru à l'arrière. Une scène terrible l'attendait. «Il était pris là. On ne pouvait rien faire. On ne pouvait pas le sortir de là», se désole-t-il.
Une voie de l'autoroute 40 a été fermée à la circulation pendant plusieurs heures à la suite de l'accident. La Sûreté du Québec poursuit son enquête pour en déterminer les causes. Plusieurs hypothèses sont envisagées comme la possibilité que le conducteur se soit endormi, qu'il ait été distrait ou victime d'un malaise. La chaussée n'était pas glacée à cet endroit au moment de la collision, selon la Sûreté du Québec.