Une adolescente de 14 ans, qui aurait été violée à deux reprises entre août 1970 et décembre 1971, s'est manifestée à la suite de la diffusion dans les médias d'autres crimes à caractère sexuel qu'on reprochait déjà à l'accusé. Comme dans les autres cas, Joaquin Bastida a enregistré un plaidoyer de non culpabilité. Ce dossier a été reporté au 26 novembre.
Depuis avril 2009, Joaquin Bastida voit rejaillir de son passé des personnes dont il aurait abusé sexuellement entre les années 1961 et 1981 puis entre 1983 et 2008.
En fait, il y a eu un effet boule de neige. Suite à la première vague d'accusations, d'autres personnes se sont manifestées à la SQ pour soutenir qu'elles avaient aussi été victimes de cet homme connu pour avoir été directeur général des hôpitaux Christ-Roi de Nicolet et Sainte-Croix de Drummondville. Joaquin Bastida s'était aussi présenté sous la bannière du PQ dans le comté de Richmond.
La nature des crimes reprochés va de l'attentat à la pudeur à des agressions sexuelles selon les époques où ils auraient été commis. Les gestes auraient été réalisés à Sainte-Monique, Sainte-Séraphine. La-Visitation-de-Yamaska, Drummondville et Trois-Rivières.
Un premier procès en janvier
Un premier procès s'instruira à compter du 17 janvier prochain. Il concernera six victimes. Les autres dossiers seront éventuellement traités lors d'un autre procès qui se tiendra au cours de l'année prochaine.
En juillet dernier, Joaquin Bastida avait tenté de faire tomber les accusations en soutenant que le juge Jacques Trudel avait pris connaissance des déclarations et affidavits de plusieurs des victimes et qu'en conséquence, cela lui portait préjudice.
Le juge avait rejeté ces prétentions en démontrant que jamais il n'avait lu ces documents et qu'il avait fait montre de transparence dans la conduite de cette affaire.
Un avocat nommé par le tribunal
Joaquin Bastida se défendra seul au cours du procès de janvier.
Il n'était cependant pas question qu'il contre-interroge les victimes comme l'avait réclamé Me Maxime Chevalier, le procureur aux poursuites criminelles et pénales chargé du dossier. Le tribunal a donc nommé d'office Me Maryse Brouillette pour assurer cette portion du procès.