Ni le Titan, ni le Rocket ne sont à vendre

Serge Savard Jr soutient qu'il n'a aucune intention... (Photo: The Guardian)

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Serge Savard Jr soutient qu'il n'a aucune intention de déménager la concession du Rocket et, qu'à ce jour, il n'a discuté ni avec le groupe de Trois-Rivières, ni avec celui de Sorel.

Photo: The Guardian

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À tous les ans dans le circuit Courteau, la fin de l'hiver coïncide avec une période où des rumeurs de déménagement refont surface. Cette période a été lancée plus tôt qu'à l'habitude par le projet de Réal Breton de ressusciter les Draveurs, qui a été ébruité plus tôt que prévu il y a un mois.

Les Cataractes ont réglé rapidement la question à court terme en annonçant qu'ils allaient utiliser le veto pour bloquer Breton, Bob Hartley, Geoff Molson et leurs autres partenaires, ce qui a calmé le jeu.

Mais les rumeurs ont repris de plus belle la semaine dernière avec la médiatisation du souhait de partenaires locaux de ramener la LHJMQ à Sorel, où la Ville a déjà accepté de rénover le Colisée pour le rendre conforme aux normes des années 2000.

Comme avec les rumeurs trifluviennes, c'est le Rocket de l'Île-du-Prince-Édouard qui est visé comme le club qui changerait de mains. Vous vous doutez bien que Serge Savard Jr commence à en avoir soupé de toutes ces rumeurs.

«Ça fait huit ans en ligne que nous sommes visés par les rumeurs et, pourtant, nous sommes encore là. Ça ne peut pas être plus clair, nous ne sommes pas vendeurs», répète le président, gouverneur et actionnaire de l'équipe, qui nie même avoir eu des pourparlers avec l'un ou l'autre des deux groupes.

«Je peux te jurer que nous n'avons jamais parlé à des gens de Trois-Rivières ou de Sorel. Ça ne peut être plus clair. Le seul groupe à qui nous avons parlé il y a quelques années, c'était celui de Jocelyn Thibault, qui nous avait appelés. Si nous étions intéressés à vendre, il y aurait eu transaction. Mais non, notre priorité est et a toujours été que le hockey junior fonctionne à Charlottetown. Tout est achetable, cela dit, et Wayne Gretzky a été échangé quatre fois... Si ta maison vaut 400 000 $ et qu'on t'offre 500 000 $, tu fais quoi? Reste que vendre, ce n'est pas une option à laquelle on pense.»

Savard a sa petite idée pourquoi le Rocket est toujours lancé sous les projecteurs quand des promoteurs se cherchent un club.

«N'importe qui peut regarder les sommaires et voir où les foules sont moins nombreuses. Tout part de là. Chez nous, par contre, on sait qu'on s'en va dans la bonne direction. Ça va mieux aux guichets depuis Noël et on vient d'enregistrer notre meilleure foule depuis plusieurs années hier soir (dimanche) avec 2700 payants face aux Mooseheads. L'an prochain, on change le nom et les couleurs de l'équipe. Pourquoi faire un concours à travers la ville pour trouver un nouveau nom et dépenser 20 000 $ pour des nouveaux uniformes si on pense vendre?»

Pas question de vendre, donc, ni de déménager l'équipe. Il y a pourtant une rumeur que Savard serait allé visiter le Colisée Cardin à Sorel dans les dernières semaines...

«C'est complètement loufoque! La dernière fois que j'ai été à Sorel, j'avais 15 ans! Je suis installé depuis 11 ans à l'Île-du-Prince-Édouard, ma conjointe est originaire d'ici. Je ne me vois pas vivre ailleurs. Sur le plan hockey, on a traversé une période difficile, mais notre club va bien et on s'en va vers le haut. Ça me fait penser à Halifax, qui a passé trois ans dans la cave et qui est présentement invincible cette année. On est sur une séquence semblable... et quand on va gagner régulièrement, il y aura 4000 personnes à nos matchs chez nous.»

Pas sûr que Léo-Guy Morrissette peut logiquement avoir les mêmes aspirations. Dimanche, il y avait à peine 400 personnes dans les gradins pour le match entre les Cataractes et son Titan. D'accord, la tempête s'était levée à Bathurst après le dîner, mais c'était tout de même la deuxième foule de moins de 1000 personnes enregistrée au cours des deux dernières semaines.

«Le Nouveau-Brunswick est la province la plus pauvre au pays. On a perdu 15 000 emplois dans notre région au cours des dernières années. C'est pas facile, mais c'est ici que je veux faire du hockey. J'ai 67 ans, je ne me vois pas faire autre chose. Le Titan est à Bathurst pour y rester. On s'en reparlera quand j'aurai 70 ans!»

Comme Savard, Morrissette assure ne pas discuter avec les promoteurs de Sorel, ni avoir entendu parler de Réal Breton. Il reconnaît par contre que les bilans financiers des dernières années se sont écrits à l'encre rouge.

«Je n'ai été approché par personne. Personne! Ok, je mange de l'argent en opérant le club. Pis? Si j'ai assez de revenus avec mes autres compagnies pour compenser, il n'y a pas de problème. Ça ne veut pas dire que nous sommes contents de la situation actuelle. Tous les efforts sont faits afin de remettre le train sur les rails.»

Le coloré personnage a réuni ses partenaires et ses commanditaires vendredi dernier pour une rencontre à laquelle assistaient le commissaire Gilles Courteau et le premier ministre du Nouveau-Brunswick David Alward. «Le but commun est de garder l'équipe à Bathurst», conclut Morrissette.

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