Marc-André Dumont doit reconstruire les Screaming Eagles

Marc-André Dumont a tout un défi à relever... (Photo: Le Droit)

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Marc-André Dumont a tout un défi à relever à Cap-Breton, mais ce défi le stimule au plus haut point.

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec un contrat en poche jusqu'à la fin de la saison, Marc-André Dumont aurait pu se la couler douce à la maison pendant quelques mois avant de replonger dans l'univers de la LHJMQ, lui qui a été congédié en début de saison par les Foreurs.

Mais, quand le hockey te coule dans les veines, tu es prêt à bien des compromis! Aussi, Dumont est sauté à bord du train lorsque les patrons des Screaming Eagles ont fait appel à lui début décembre pour reconstruire leur équipe qui végète depuis quelques années déjà.

L'homme de hockey s'est donc installé en Nouvelle-Écosse, au sein d'une organisation qui a défrayé la manchette cette dernière année pour des mauvaises raisons - une sélection européenne nulle, des joueurs qui désertent, congédiement du directeur-gérant, puis de l'entraîneur - et qui se cherche une identité.

«Pour revenir, j'avais dit que ça prenait un bon fit pour moi et c'est ce que j'ai trouvé chez les Screaming Eagles», lance Dumont, quelques heures après avoir savouré un quatrième gain à la barre de l'équipe... en 23 matchs!

«Je suis dans un environnement qui me plaît énormément. Les services offerts aux joueurs sont irréprochables, le côté académique est exceptionnel et on m'a confié un mandat de développement que je compte bien mener à terme.»

Contrairement à la croyance populaire, il est faux de prétendre que les joueurs des Screaming Eagles s'endorment le soir en rêvant de se faire offrir un nouveau port d'attache, selon lui. Les Jean-Simon Deslauriers, Alexandre Lavoie et autres Simon Desmarais représentent tous des cas isolés.

«Ceux qui restent sont enchantés d'être ici! Je peux t'assurer qu'ils sont très, très bien traités chez nous! C'est vrai que lorsque nous allons au Québec, les voyages sont longs et éreintants. Mais dans notre division, ça ressemble pas mal à ce que j'ai vécu à Val-d'Or. C'est moins pire que ce que je pensais... Et puis ça fait partie de la réalité du hockey, ceux qui vont jouer le hockey mineur professionnel vont le découvrir! Même dans la LNH, avec un calendrier condensé de 48 matchs, l'horaire est loin d'être évident.»

Une équipe désavantagée par les voyages doit faire certaines choses différemment, par contre. «Il y a des petits ajustements à faire. On ne veut pas couper sur le développement individuel des joueurs, alors on étire les séances d'entraînement matinale de 7-8 minutes pour programmer un exercice de plus. On se sert également davantage de la vidéo et du tableau avant les séances d'entraînement pour gagner du temps...»

Sur le plancher de danse, Dumont a découvert rapidement qu'il ne se battait pas à armes égales avec ses rivaux. Surtout quand son infirmerie s'est engorgée de ses meilleurs éléments dont William Carrier, le moteur offensif de l'équipe. «Il me manque mon premier trio au complet! Ainsi qu'un de nos bons défenseurs. Enlève ça à n'importe quelle équipe et elle se retrouve dans le pétrin. Malgré tout, on progresse, depuis deux-trois semaines nos matchs sont pratiquement toujours serrés. Les gars travaillent fort. On joue notre vision, pas les circonstances, et nos jeunes gagnent en valeur...»

Cette vision, c'est d'offrir le plus de responsabilités possible aux éléments les plus verts de l'organisation. Contrairement à ses prédécesseurs, Dumont n'hésite pas à employer le-mot-qu'il-ne-fallait-surtout-pas-prononcer au Cap-Breton ces dernières années: reconstruction.

«Avec une moyenne de 17,75 ans, nous formons l'équipe la plus jeune de la ligue. On a même demandé une permission spéciale à la ligue pour aligner cinq joueurs de 16 ans et elle nous a été accordée. Le plus l'fun là-dedans, c'est que nous avons un support incroyable de nos partisans. Samedi, alors que nous menions en fin de match, tout le monde était debout dans l'aréna avec deux minutes à écouler au cadran! Les gens comprennent notre situation.»

Et ils seront récompensés au terme du processus. Seuls David Honzik, Jonathan Oligny et Jakub Culek vont quitter au terme de la saison. Les Screaming Eagles détiennent de plus trois choix dans les 35 premiers au prochain encan midget, ainsi que cinq choix dans les trois premières rondes en 2014.

«Il y avait un peu de ménage à faire, maintenant nous sommes tournés pleinement vers le développement. L'équipe s'en va dans la bonne direction, c'est certain.»

Dumont, qui a paraphé une entente de deux ans assortie d'une année d'option, espère évidemment être celui qui va récolter les fruits au terme de ce travail de moine. À Val-d'Or, il a été délogé alors que s'amorçait le temps de la récolte...

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