Les clubs de la LCH ne pourront plus échanger leurs choix

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Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, estime que les équipes de la Ligue canadienne travailleront dorénavant à armes égales quand les modifications à l'encan européen auront été apportées.

Photo: Sylvain Mayer

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La mauvaise pièce de théâtre qu'est le repêchage des joueurs européens dans la Ligue canadienne de hockey est sur le point d'être modifiée.

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Si les nouvelles dispositions de l'encan européen avaient été en vigueur la saison dernière, les Cataractes n'auraient pu ajouter Nikita Kolesnikov dans la transaction qui a permis d'obtenir Kirill Kabanov de l'Armada de Blainville-Boisbriand.

Photo: François Gervais

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Les joueurs comme Patrik Koys seraient soumis à une nouvelle réglementation si la Ligue canadienne de hockey va de l'avant avec les changements proposés pour le repêchage européen.

Photo: Le Soleil

Fatigués de voir des sommes astronomiques se dépenser pour la libération des meilleurs éléments, qui souvent s'entendent sous la table avec une équipe et modifient artificiellement l'ordre de sélection, les clubs des trois ligues juniors au pays tentent de changer les choses en interdisant les échanges de choix lors de cet encan.

De plus, les joueurs réclamés lors de ce repêchage ne pourront être échangés avant au moins un an. «Faut faire le ménage dans ce dossier», explique Gilles Courteau. «Ça n'avait plus de bon sens ce que nos clubs dépensaient pour faire venir des Européens. On veut régulariser la situation et on vient de franchir un premier pas. On verra s'il y a d'autres ajustements à faire par la suite.»

Techniquement, il en coûte 2400 $ pour obtenir la libération d'un Européen auprès de sa Fédération. Les demandes peuvent atteindre facilement deux zéros de plus quand l'agent du joueur s'en mêle, surtout s'il est sous contrat avec une équipe professionnelle. «Certains clubs juniors paient plus que la Ligue nationale pour une libération, c'est illogique. Et il y a un effet domino sur les demandes des autres libérations, que ce soit aux États-Unis ou en Ontario. À un moment donné, il fallait poser un geste.»

Pas question toutefois d'éliminer les Européens du paysage canadien, comme le demande depuis cinq ans Hockey Canada qui juge que les performances du pays aux compétitions internationales sont affectées par la situation. Certains clubs - dont les Cataractes - auraient aimé couper la poire en deux et passer de deux à un Européen par équipe, ce qui permettrait aux formations d'aligner quatre athlètes de 20 ans au lieu de trois. Cette proposition a été rejetée. «Ça ne passe pas au niveau de la LNH. Et ça ne passe pas non plus au sein de nos clubs, qui disent que ça ne colle pas à notre mandat de développement.»

Chose certaine, le dossier européen n'a pas fini de faire jaser. Il y a des équipes qui ne croient pas que les changements apportés vont bien servir les intérêts de l'ensemble des équipes. Les Cataractes sont du nombre.

«J'ai exprimé mon point de vue à notre dernière réunion et je sais qu'on va en rediscuter. En enlevant la possibilité de transactions, ça fait en sorte que les petits marchés qui ne sont pas en mesure d'attirer les meilleurs Européens ne pourront plus se servir de leurs choix pour se renflouer au repêchage midget.

«Et comme on ne pourra plus échanger les Européens une fois qu'ils sont repêchés, ces petits marchés vont y aller avec prudence et ils vont sélectionner des Européens moins talentueux pour être sûrs qu'ils vont se présenter chez eux. Résultat, les gros marchés n'auront plus à s'avancer dans le repêchage pour réclamer les surdoués, ils pourront le faire en toute tranquillité lorsque ce sera leur tour de parler. Je ne vois pas en quoi il y a du progrès dans ce dossier», exprime le directeur-gérant Martin Mondou.

Les choix de première ronde dans le collimateur

Par ailleurs, le dossier de la première ronde du repêchage des joueurs midgets est présentement à l'étude et pourrait se terminer par l'interdiction de transiger les premiers choix dans la LHJMQ. La règle existe depuis longtemps dans la OHL, et le circuit Courteau est tenté d'emboîter le pas.

«Nous sommes en réflexion, après avoir introduit l'an dernier la formule du choix compensatoire. Ça viendrait renforcer notre réglementation, qui fait en sorte que les équipes peuvent maintenant sélectionner le meilleur joueur disponible et tout faire pour le convaincre de se rapporter. Si ça ne fonctionne pas, le choix compensatoire vient protéger les équipes. Donc, dans ces conditions, le choix de première ronde devient encore plus important», note Courteau.

Si la LHJMQ imite la OHL, Courteau croit que ça va réduire l'inflation sur le marché des transactions. «Les transactions seront plus raisonnables. Il y a des équipes qui, actuellement, accepte de payer un prix faramineux parce que la facture arrive plus tard. Or, ce n'est pas une bonne façon de procéder, ça étire les reconstructions. Ça devient difficile sur la glace pour certaines franchises pendant quelques années et, automatiquement, ces franchises ont du mal à ramener les partisans à l'aréna et à conserver leurs commanditaires. Bref, il faut éviter ce genre de situation à travers notre ligue.»

De toute façon, plaide Courteau, l'époque où les jeunes choisissaient leur équipe en fonction des cadeaux dont ils pouvaient bénéficier est révolue. «Les équipes ont accepté d'offrir les mêmes privilèges à tous les joueurs, peu importe le marché. La politique est uniforme, l'encadrement est le même, que ce soit à Québec ou au Cap-Breton.»

Courteau ne se démonte pas quand on lui partage notre scepticisme sur le dernier point. «Les gros marchés sont rendus conscients qu'ils ont besoin des autres marchés pour opérer. Ils disent qu'ils veulent jouer aux cartes avec les mêmes règles que tout le monde. On a fait un pas dans cette direction lorsque nous avons interdit les sommes d'argent dans les transactions. Les gens étaient sceptiques, mais la règle est respectée. Ce fut la même chose lorsqu'on a introduit le plafond salarial pour les joueurs de 20 ans. Nous sommes rendus à l'étape de l'encadrement fourni aux joueurs et je suis convaincu qu'on va arriver aux mêmes résultats car les gens sont très sérieux autour de la table.»

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