C'est évidemment une stratégie marketing, utilisée depuis quelques années déjà. Selon Martin Mondou, l'organisation a toujours relevé ce défi qu'elle s'imposait. Mais cette fois, le pari est certainement plus risqué puisque les Tigres devancent les Cataractes de six échelons et 18 points au classement. Une pression supplémentaire pour une équipe en reconstruction? Oui, répond Chalifoux, qui a hâte de voir comment sa bande va réagir.
«Il y a deux réactions possibles comme joueur. Ou ça te motive, ou ça t'écrase. Moi à leur place, c'est certain que c'est la première option que je ressentirais. C'est un petit test», sourit Chalifoux, qui ajoute qu'il n'a pas besoin de revenir sur le sujet avant la première mise au jeu. «Les gars sont au courant! La promotion a été annoncée durant notre dernier match local et les gars en ont jasé. On sait tous dans quoi on s'embarque!»
La bonne nouvelle, c'est que les Cataractes s'en tirent bien face aux Tigres depuis le début de la saison. «Oui, on a eu du succès contre eux. Mais la pire erreur à commettre, c'est de se fier à ça dans notre préparation. Dans notre position, on ne peut rien prendre pour acquis.»
Le duel face aux Tigres lance une rude séquence de trois matchs en 48 heures. L'Armada à Blainville-Boisbriand, puis le Drakkar d'Éric Veilleux sont aussi à l'agenda des Shawiniganais en fin de semaine. Voilà trois clients peu commodes, qui testeront la condition physique des hommes de Denis Chalifoux.
Rappelons qu'il y a trois semaines, le pilote avait accusé ses hommes de traîner un problème dans ce rayon depuis le début de la saison. Des propos qu'il a tenu à nuancer cette semaine. «J'ai dit ça tout de suite après une défaite, sans prendre le temps de l'expliquer», se défend-il.
«La vérité, c'est que je ne suis pas gêné de comparer la forme physique de mes joueurs par rapport aux autres équipes. C'est plus profond que ça, le problème. Une grande partie du problème s'explique par le fait que nous n'avons jamais de marge de manoeuvre. Il n'y a pas de pique-nique pour nous cette saison, on doit toujours avoir la pédale dans le tapis pour compétitionner et, souvent, je surutilise mes meilleurs éléments.
«Qu'on le veuille ou non, il y a une fatigue mentale qui peut s'installer et c'est encore plus vrai si on perd des matchs serrés quand on presse le citron. En étant impliqués dans une lutte pour faire les séries, chaque match est crucial et je dirige en conséquence. Maintenant, avec une séquence de trois matchs en 48 heures, je n'aurai pas le choix de gérer mon banc différemment en fin de semaine afin de m'assurer qu'il y ait encore du gaz dimanche.»
Parlant de la course aux séries, les Cataractes n'arrivent pas à s'approcher du Phoenix, qui a repris une priorité de sept points mardi soir en s'imposant en fusillade face aux Voltigeurs... après avoir échappé une avance de cinq buts!
«Là-dedans, tout ce qu'on peut contrôler, ce sont nos performances. Si on fait notre boulot en amassant notre part de victoires et, qu'en bout de ligne, on rate l'objectif, on pourra toujours mettre les choses en perspective. Ceci dit, la course n'est pas terminée, on a des matchs en main et il nous reste un match contre le Phoenix et deux contre les Sea Dogs. Il reste beaucoup de points sur la table à se diviser.»