Les Mooseheads restent l'équipe à battre

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Nathan Mackinnon

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Voilà, les jeux sont faits dans la LHJMQ. La semaine dernière s'est fermé le marché des transactions, où les équipes aspirantes ont ajouté du tonus à leur alignement pendant que des clubs moins bien nantis se positionnaient pour le futur.

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Jonathan Drouin

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Jérémy Grégoire

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Certains échanges ont modifié l'ordre des forces en vue de la grande danse du printemps.

Regardons d'un peu plus près les principaux aspirants à la Coupe du Président.

1- Mooseheads d'Halifax

Pas de surprise, c'est l'équipe à battre depuis le début de la saison. Sans Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin, leurs deux grandes vedettes, partis au championnat du monde junior, les Mooseheads ont gagné huit de leurs 10 derniers matchs! Dans les circonstances, Cam Russell s'est limité à injecter du leadership et de l'expérience à sa troupe en faisant l'acquisition de Stephen MacAulay, qui a vécu les deux dernières saisons glorieuses des Sea Dogs. En défensive, Russell a ajouté Matt Murphy, 17 ans, mais il a dû sacrifier Randy Gazzola, 19 ans, une inversion qui sera payante à long terme mais, qui, pour cette saison, représente au mieux le statu quo, au pire un léger recul. C'est dire la confiance du directeur-gérant envers le noyau de joueurs qu'il a confié à Dominic Ducharme!

2- Les Wildcats de Moncton

Il ne faut pas se fier au classement des Wildcats, qui ont connu un bien mauvais départ, Danny Flynn ayant à créer de la cohésion dans un groupe où très peu de joueurs étaient dans son vestiaire l'année précédente. Les Wildcats ont depuis acquis le défenseur Jonathan Narbonne, le deuxième meilleur arrière à avoir changé de camp cette saison. Puis ils ont mis le paquet afin de sortir Philip Danault de Victoriaville la semaine dernière, se payant ainsi le joueur le plus convoité. Sur papier, les Wildcats ont tout ce qu'il faut pour rivaliser avec les Mooseheads, surtout si Alex Dubeau finit par retrouver les standards qu'il a lui-même établis à Shawinigan.

3- Drakkar Baie-Comeau

Le Drakkar se retrouve plus haut que les prévisions, bien servi par l'acquisition de Petr Straka en début de saison. C'est rarement une bonne idée de confier un casier de 20 ans à un Européen, mais Steve Ahern a remporté son pari tellement le Tchèque est dominant. Sa touche offensive et sa maturité ont donné du coffre à une offensive bien balancée et a obligé Steve Ahern à offrir des munitions supplémentaires à Éric Veilleux tellement l'équipe performe. Ahern a ajouté Dominic Poulin en défense, Jérémy Grégoire à l'offensive et Francis Desrosiers entre les poteaux, trois ajouts de qualité même s'il a surpayé Grégoire. Si Philippe Cadorette et Desrosiers sont inspirés une fois le printemps arrivé, le Drakkar pourra rivaliser avec n'importe qui.

4- Océanic de Rimouski

Comme le Drakkar, l'Océanic surprend tout le monde depuis le début de la saison. Le potentiel de l'équipe était indéniable, mais comme le noyau est bourré de jeunes, il fallait s'attendre à une saison en montagnes russes. Or Serge Beausoleil accomplit de l'excellent travail à la barre de l'équipe, au point où Philippe Boucher a décidé d'investir afin d'ajouter Kevin Gagné à sa brigade défensive. Gagné était non seulement le meilleur défenseur disponible, mais il a en plus débarqué à Rimouski auréolé d'une étiquette de gagnant après avoir passé les dernières saisons avec les Sea Dogs à St. John.

À pareille date l'an dernier, Boucher avait tenté un pari similaire en faisant l'acquisition du capitaine des Voltigeurs Jean-Philippe Mathieu, un geste jugé téméraire qui, quelques semaines plus tard, l'a fait paraître pour un génie puisque l'Océanic s'est frayé un chemin jusqu'en finale. Gagné aura-t-il le même impact? Possible. Il ne faut pas non plus sous-estimer l'arrivée tardive d'Alexandre Lavoie, un attaquant de 20 ans que Boucher a obtenu à rabais parce qu'il avait déserté les rangs des Screaming Eagles du Cap-Breton.

5- Armada de Blainville-Boisbriand

La blessure d'Étienne Marcoux et le séjour de Xavier Ouellet avec Équipe Canada junior ont révélé que l'Armada était peut-être un peu plus fragile que ne l'espéraient ses partisans. Joël Bouchard a réagi en faisant l'acquisition de Ryan Tesink et en signant le joueur autonome de 20 ans Yassin Cissé, mais les résultats collectifs positifs tardent. Pour obtenir du succès face aux meilleurs clubs, l'Armada doit conserver la même recette qui lui a permis de surprendre tout le monde l'an dernier, c'est-à-dire une éthique de travail irréprochable. Et prier pour que Marcoux se tienne loin, bien loin de l'infirmerie.

6- Les Remparts de Québec

À défaut de pouvoir se payer les meilleurs éléments sur le marché, Patrick Roy a choisi de grossir son équipe. Dillon Donnelly, Blake Millman et Brent Turnbull sont arrivés afin de mieux entourer les vedettes de l'équipe. Jusqu'à maintenant, les résultats sont mauvais! Reste que Roy a procédé à ces changements pour le printemps. Les Remparts n'ont pas la profondeur des meilleures équipes du plateau, alors leur succès - ou leurs déboires - passent inévitablement par leurs joueurs de premier plan et les unités spéciales. Ça met beaucoup de pression sur les Mikhail Grigorenko, Anthony Duclair, Adam Erne, Logan Shaw, François Brassard, Martin Lefebvre et Marc-Antoine Carrier. Inutile d'ajouter que si Grigorenko reste à Buffalo où il obtient présentement une audition avec les Sabres, les espoirs des Remparts vont s'évanouir.

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