Geoff Molson fait partie du groupe derrière le retour des Draveurs

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Geoff Molson

Photo: André Pichette, La Presse

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Ligue de hockey junior majeur pourrait revenir à Trois-Rivières dans un  avenir rapproché. Le nouvel aréna de 5000 places qui doit être érigé sur les terrains du centre sportif Alphonse-Desjardins suscite la convoitise d'un groupe de promoteurs, qui travaille sur le dossier depuis plusieurs mois déjà.

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Réal Breton, ex-président des Cataractes.

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Peter Simons, propriétaire des magasins Simons.

C'est l'ancien président des Cataractes de Shawinigan, Réal Breton, qui pilote le projet, entouré d'une brochette d'hommes d'affaires de rêve constituée notamment de Geoff Molson, (président du Canadien de Montréal) et Peter Simons (propriétaire de la chaîne de magasins Simons). Ce groupe est prêt à transférer une franchise de la LHJMQ dans la cité de Laviolette dès la saison prochaine même si ça implique d'amorcer ses activités au vieux Colisée de Trois-Rivières.

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«Quand j'ai quitté l'organisation, j'ai dit que je le faisais à regrets et que je voulais revenir le plus vite possible. Or il y a une opportunité qui va s'ouvrir à Trois-Rivières, avec le nouvel aréna. C'est un projet que j'étudie donc avec beaucoup d'intérêt et qui serait bon pour Trois-Rivières, pour les Cataractes, pour les autres équipes proches de Trois-Rivières et pour la LHJMQ dans son ensemble.

«Mieux vaut pour tous les partenaires de la LHJMQ que ce soit une de ses concessions qui s'installe à Trois-Rivières, plutôt qu'un club de la Ligue américaine», observe l'homme d'affaires de la Vieille Capitale, en refusant cependant d'identifier ses partenaires. Il n'a toutefois pas nié les informations exclusives obtenues par Le Nouvelliste. «Ça ne donne rien de spéculer à ce moment-ci, il reste des choses à attacher. Des rencontres à tenir. Il faut faire les choses dans le bon ordre», martèle Breton, visiblement mécontent que la nouvelle tombe.

Il y a déjà une vingtaine d'années que... (Photo: Archives Le Nouvelliste) - image 2.0

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Il y a déjà une vingtaine d'années que les Draveurs ont quitté Trois-Rivières. La Ligue de hockey junior majeur pourrait toutefois revenir dans un avenir rapproché.

Photo: Archives Le Nouvelliste

Le projet a beau avoir été rendu public, il y a loin de la coupe aux lèvres pour le moment car  Breton et ses partenaires  doivent inévitablement s'entendre avec les Cataractes de Shawinigan, qui possèdent un veto territorial. La LHJMQ va vraisemblablement servir de médiateur entre les deux groupes même si Gilles Courteau a répété à plusieurs reprises ces dernières années que le marché de la Mauricie ne pouvait plus accueillir deux franchises avec les paramètres financiers qui encadrent maintenant le hockey junior.

La ligue a d'ailleurs décidé de réagir avec une extrême prudence par voie de communiqué hier après-midi... «La Ligue de hockey junior majeur du Québec ne commentera pas les spéculations concernant une équipe à Trois-Rivières. S'il y a des développements dans le dossier, le commissaire entamera des discussions avec les propriétaires et suivra un processus préétabli à cet effet dans la constitution de la Ligue. Pour le moment, il n'y a pas eu de demande qui a été faite au niveau de la Ligue pour procéder à une telle demande», pouvait-on lire sur le communiqué.

Le Nouvelliste a toutefois appris que Gilles Courteau, lors d'une réunion jeudi dernier avec l'état-major des Cataractes, a abordé la question du veto territorial et que la réponse obtenue a été aussi négative que tranchante. Le commissaire aurait ensuite assuré les dirigeants de la plus vieille concession de la LHJMQ qu'ils étaient les seuls maîtres de leur veto et qu'aucune pression n'allait être exercée pour qu'ils l'abandonnent ou la négocient.

Ça n'empêchera pas le groupe piloté par Réal Breton de solliciter, au cours des prochains jours, une rencontre avec les Cataractes afin de voir si les deux parties peuvent en venir à une entente. Surtout que ça semble être le dernier obstacle à franchir puisque les promoteurs auraient une entente de principe avec une équipe des Maritimes pour faire l'acquisition d'une franchise.

La date importante à retenir dans ce dossier est le 15 février, prochaine réunion des gouverneurs du circuit Courteau. Breton veut tout ficeler d'ici là, ou au plus tard le 6 avril, autre moment où les gouverneurs seront réunis. D'ici là, il faudra surveiller si le centre Alphonse-Desjardins obtiendra le feu vert afin de procéder à la première pelletée de terre ce printemps, dernière étape obligée même si le dossier est attaché avec le gouvernement provincial. Infrastructures Québec y va des dernières vérifications et il y a d'ailleurs eu une rencontre entre les deux parties hier.

En principe, le nouveau bâtiment doit ouvrir ses portes en 2015 et coûtera quelque 50 millions  $.

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