Le retour de Monsieur Sourire avec les Cataractes

Après un bref séjour en Alberta, Mathieu Gagnon... (Photo: Sylvain Mayer)

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Après un bref séjour en Alberta, Mathieu Gagnon réintègre le vestiaire des Cataractes à titre de joueur de 20 ans.

Photo: Sylvain Mayer

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Entré par la fenêtre de derrière au beau milieu du camp d'entraînement il y a trois ans, Mathieu Gagnon va sortir par la grande porte du hockey junior puisque les Cataractes lui ont confié cette semaine l'un de leurs trois casiers de 20 ans jusqu'à la fin de l'année, un accomplissement digne de mention pour un ancien choix de 10e ronde.

«Quand je suis parti après le camp d'entraînement, je ne pensais pas revenir ici», admet le défenseur qui s'est forgé une réputation au fil des années de ne reculer devant personne.

«Je suis toutefois parti dans le junior A en Alberta avec l'idée de me faire remarquer, qu'une équipe me ramène dans le junior majeur pour la fin de l'année. Je suis bien content que ce soit les Cataractes qui me ramènent! Je calcule que c'est un honneur de jouer à 20 ans dans la LHJMQ», sourit-il.

Ce sourire, il est accroché à ses lèvres depuis qu'il a réussi à forcer la main des Cataractes après quelques matchs hors-concours à l'autome 2010. À l'époque, Mondou avait refilé aux Tigres de Victoriaville une caisse de rondelles pour l'obtenir afin de renflouer ses effectifs puisque son infirmerie était engorgée par des défenseurs. Une solution temporaire... qui est devenue permanente rapidement!

«Je n'avais pas pu me faire justice au camp des Tigres, j'étais malade. Quand ils m'ont coupé, je me préparais à retourner chez moi puis j'ai eu l'appel des Cataractes. Je ne savais pas trop quoi faire, mais mon père m'a dit que je n'avais rien à perdre à tenter ma chance. Après quelques matchs, on m'a demandé si je voulais rester quelques semaines, puis on m'a offert le poste de huitième défenseur. Avant la fin de l'année, j'étais sixième. Même l'an dernier, j'ai été utilisé en séries même si l'équipe était très talentueuse», relate-t-il fièrement.

Une fierté de porter ce maillot et d'habiter un vestiaire de la LHJMQ qu'il est prêt à transmettre aux plus jeunes. «Comme 20 ans, j'aurai un plus grand rôle à jouer. Sur la glace, mais aussi dans le vestiaire. Je suis prêt à ça. J'ai toujours été apprécié de mes coéquipiers parce que j'étais un gars d'équipe et je vais continuer de prêcher par l'exemple. La chimie dans une chambre, c'est très important. L'an dernier, si la chimie n'avait pas été bonne entre nous, jamais nous n'aurions pu nous relever après l'élimination face aux Saguenéens.»

Le hasard veut que Gagnon fasse son retour ce soir à Victoriaville contre l'équipe qui l'a jeté aux ordures. Une motivation supplémentaire? «Non, ça fait tellement longtemps tout ça. Par contre, j'avoue que je suis un peu nerveux car je veux bien faire les choses, avoir un impact. Je prends le rôle qu'on m'a confié très au sérieux.»

Sans complexe

Pour Denis Chalifoux, il ne fait aucun doute qu'une victoire ce soir avant la pause de Noël permettrait à sa bande de profiter davantage des prochains jours. «On joue pour ,500 lors de nos six derniers matchs, on s'en va là confiant et sans complexe d'infériorité. Si on joue avec intensité pendant 60 minutes, de bonnes choses vont arriver.»

Quant à savoir si sa troupe est dérangée actuellement par les rumeurs d'échange, Chalifoux hausse les épaules. Rappelons que la période des transactions s'amorce demain à midi dans la LHJMQ. «S'ils veulent gagner leur vie dans le hockey, ils doivent s'habituer aux rumeurs, ça fait partie de la job», lance l'ex-vedette du Titan de Laval, qui constate que le hockey junior est plus stable qu'à son époque.

«Moi dans mon temps, les échanges se faisaient tout au long de l'année. À Laval, il y avait 40-50 gars qui endossaient l'uniforme à chaque année. Il y a des gars avec qui j'ai joué dont j'ai peine à me souvenir! Et c'était pas mieux derrière le banc puisque j'ai joué pour 11 entraîneurs différents en quatre ans! Il n'y avait que la victoire qui comptait pour les frères Morrissette et ils étaient rapides sur la gâchette. Remarque la recette n'était pas vilaine puisque nous avons participé deux fois à la Coupe Memorial et lors des deux autres saisons, nous sommes passés à un cheveu d'y aller...»

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