Éric Veilleux: «Les célébrations ont été courtes»

Un moment mémorable pour Éric Veilleux.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Un moment mémorable pour Éric Veilleux.

Photo: Sylvain Mayer

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Baie-Comeau) Quand les Cataractes ont été éliminés par les Saguenéens de Chicoutimi au terme du septième match entre les deux clubs, en avril dernier, les éléments se sont déchaînés autour d'Éric Veilleux.

Déjà en matinée, il avait eu une sévère prise de bec avec un journaliste de TVA, une scène qui illustrait bien la tension qui régnait au sein du club hôte de la Coupe Memorial. La douloureuse défaite en soirée a resserré l'étau autour du pilote, qui s'est drapé d'une armure à toute épreuve pour passer à travers la tempête. Une protection dont il a eu bien du mal à se défaire, par contre.

«Je ne m'en rendais pas compte, mais j'étais comme dans une bulle. Et je n'en suis sorti... qu'en septembre, lorsque j'ai accordé une entrevue sur tout ce qui avait entouré la saison des Cataractes», livre Veilleux, en faisant référence à l'entretien mené par Andrée-Anne Barbeau, qui sera diffusé sur les ondes de MATV au début 2013.

«Lors de l'entrevue, on m'a montré des séquences vidéo de la Coupe, mais aussi de d'autres événements survenus au cours de l'année. C'était la première fois que je revoyais tout ça, c'est venu me chercher. C'est là que j'ai réalisé tout le chemin qui a été parcouru pour arriver à soulever la Coupe. Ce fut une entrevue très émotive pour moi.»

Cette bulle qui lui a servi de protection pour se tenir debout dans l'ouragan l'a toutefois privé de pouvoir pleinement savourer l'exploit qu'il venait d'accomplir avec son équipe. C'est d'ailleurs le seul regret qu'il a formulé durant l'entretien.

«Tout s'est passé tellement vite. Tout le monde qui a été impliqué dans l'aventure a souffert de la même manière, on a tous eu droit au même traitement. Les joueurs ont pu célébrer ensemble et comme entraîneur, ça n'avait pas de prix de les voir fêter. Mais pour le personnel, on n'a pas été en mesure de faire ça tous ensemble. Le repêchage de la LHJMQ est arrivé vite, j'ai dû m'isoler aussi pour prendre la bonne décision concernant mon avenir. ll y a ensuite eu le repêchage de la LNH, puis notre déménagement... On a fini avec le gros trophée, on a réussi ça tous ensemble, mais disons que les célébrations ont été courtes.»

Cette dernière saison à la barre de l'équipe a été un véritable parcours en montagnes russes. Veilleux trouve d'ailleurs que les gens ont été très - lire trop - durs avec l'équipe. S'il l'a blindée en béton armé en séries, Veilleux avait amorcé la confection de sa carapace une couple de mois avant! «On a dû se débrouiller sans des défenseurs 1-2-3 jusqu'à la période de transactions. Malgré tout, nous étions troisième au Canada le 18 janvier», rappelle Veilleux.

«Malgré ça, j'entendais des affaires. Il y avait des fuites. J'ai commencé à me demander si j'étais dans le trouble tant que ça... Je lisais des choses aussi dans certains médias, qui m'ont peut-être mis des choses dans la tête. J'avais une équipe à diriger, alors c'était important de trouver le moyen de mettre tout ça de côté.»

À Baie-Comeau, il ne s'ennuie pas de devoir expliquer toutes ses décisions sur une base quotidienne. Il y a bien des journalistes qui couvrent l'équipe, mais ils sont à la fois moins nombreux et moins insistants. «Je ne suis pas le plus grand jaseux, je ne l'ai jamais été. Ma façon de diriger, je n'ai pas à l'étaler sur la place publique. Je ne suis pas du genre non plus à me vanter des blessures de mes joueurs! Par contre, j'ai toujours dit les vraies affaires. Je n'ai jamais essayé de jouer dans la tête des partisans. Quand mon club joue bien, je le dis. Quand c'est l'inverse, je ne me gêne pas non plus.»

Ça n'arrive pas souvent depuis son arrivée à la tête du Drakkar, qui s'est hissé en quatrième place du classement général avec une séquence de 12 matchs sans défaite avant d'affronter les Cataractes hier. «On se débrouille! On a connu un départ un peu timide, je devais apprendre à connaître mes joueurs. T'as beau avoir de l'expérience, c'est une étape que tu ne peux pas sauter...»

Diriger dans la LHJMQ: un gros privilège

Ce n'est pas par défaut si Éric Veilleux a choisi de prendre les guides du Drakkar. Le petit général confie avoir étudié des opportunités chez les professionnels avant d'accepter la proposition du directeur-gérant Steve Ahern.

«Si j'avais voulu autrement, ça serait arrivé», laisse tomber Veilleux. «Les opportunités étaient là, mais pour moi, ce n'étaient pas des situations à mon goût. Dans le junior comme chez les pros, c'est important de travailler avec des gens en qui tu as confiance.»

«Diriger chez les professionnels, c'est mon but personnel. Mais diriger dans la LHJMQ, ça reste un gros privilège, pour de vrai. Je suis très reconnaissant envers Shawinigan de m'avoir offert une première opportunité. Et c'est une franche discussion avec Steve (Ahern) et Denis (Francoeur) où les vraies affaires ont été dites qui a fait en sorte que je me suis retrouvé avec le Drakkar pour profiter d'une autre belle opportunité.»

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