Philip Danault sur les traces de Michaël Bournival?

La saison qui vient en sera une fort... (Photo: François Gervais)

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La saison qui vient en sera une fort occupée pour Philip Danault, le capitaine des Tigres. Il s'agit maintenant de savoir s'il la terminera dans l'uniforme Victoriavillois...

Photo: François Gervais

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) «Phillip Danault, c'est le Michaël Bournival de son année. Le même désir, la même fougue. C'était le joueur le plus attrayant des Estacades cette année au repêchage.»

Voilà comment le directeur-gérant Jérôme Mésonéro m'avait décrit il y a trois ans et demi Philip Danault, alors que son club venait de repêcher en première ronde un jeune joueur local, écartant du revers de la main les expériences malheureuses à travers les années dans les Bois-Francs avec ce genre de scénario. Mésonéro a toujours cru que Danault avait le cran pour se nourrir de cette pression d'évoluer dans son patelin, et son début de parcours dans la LHJMQ lui a donné raison.

Danault a toutefois trébuché le printemps dernier, sombrant avec son club dès la première ronde des séries, balayés - lire foudroyés - par le Drakkar de Baie-Comeau. Même s'il a disputé par la suite quelques matchs avec le club-école des Blackhawks de Chicago dans la Ligue américaine - qui en ont fait leur choix de première ronde il y a deux ans - on devine facilement que l'été du jeune homme a été trop long à son goût.

Danault a néanmoins enchaîné avec une belle prestation au sein de la formation nationale des moins de 20 ans qui s'est mesurée aux Russes à la fin de l'été, puis il a répondu à l'appel de son directeur-gérant qui l'a défié publiquement avant le camp d'entraînement. «Oui, je l'ai challengé, je croyais qu'il était l'heure pour lui de prendre charge de l'équipe comme Philip-Michael Devos l'avait fait. Nous avons nommé Phillip capitaine à un jeune âge et c'était pour qu'il puisse prendre charge de notre équipe cette saison à 19 ans. Nous étions rendus là», raconte Mésonéro.

La réponse de Danault? Rien de moins que 27 points, dont 12 buts, à ses 15 premiers matchs, ce qui lui donne une place dans le top 10 des meilleurs marqueurs de la ligue! «Il fait ce qu'on lui a demandé», lance le directeur-gérant, en ajoutant que son appréciation du jeu de son capitaine ne se limite pas à la feuille de pointage. «Trop de gens ne regardent que les statistiques. C'est bien beau, c'est flamboyant, mais moi, je regarde aussi sa façon d'entraîner ses coéquipiers dans son sillon, sa façon de se comporter autant sur glace que hors glace. Or il s'acquitte bien de ses responsabilités.»

Avec un départ canon, Danault semble maintenant quasi assuré d'être choisi pour défendre les couleurs du Canada au championnat du monde junior, un an après Bournival. Ensuite, pourra-t-il imiter le Shawiniganais et procurer un championnat à sa ville au prochain printemps? «On verra... Je ne suis pas prophète», sourit Mésonéro, qui refuse de trop spéculer sur les prochains mois de son équipe.

Certaines rumeurs circulent d'ailleurs sur le fait que le dg des Félins basculerait dans le camp des vendeurs à la prochaine période des transactions. Si jamais c'est le cas, Danault rapportera beaucoup! Mais ça ferait en sorte que Mésonéro renierait son plan divulgué l'an dernier, qui était d'être un acheteur modéré afin de s'assurer que son club serait encore parmi les prétendants en 2012-13... «Vendeur, acheteur, ça ne donne rien de parler de ça maintenant», tranche-t-il. «Je regarde ce qu'a fait l'Océanic l'an dernier en défiant la logique et ce fut payant pour cette équipe qui s'est rendue jusqu'en finale. Ça prouve que la parité est vraiment installée dans notre ligue. Il faut prendre le temps de bien analyser la situation.»

Faut dire que les Tigres ont un peu moins bonne mine que Danault, avec sept gains à leurs 16 premières sorties. À sa décharge, le pilote Yannick Jean doit se débrouiller avec un casier de 20 ans vacant dans son vestiaire. «On a pris la décision de commencer avec deux 20 ans et ça permet à nos jeunes de prendre de l'expérience. Il n'y a pas urgence dans ce dossier, je pense que c'est davantage important après Noël de miser sur l'expérience», fait valoir Mésonéro, qui veut à tout prix garder son équipe loin des projecteurs. «Ce fut difficile l'an dernier, on a tous appris. On avait mis tellement de pression sur notre équipe... Cette année, on va en mettre zéro, on veut que ce soit moins lourd, moins crispé dans notre environnement.»

Chose certaine, Philip Danault, lui, dit apprécier l'ambiance qui règne actuellement au sein de l'équipe. «L'esprit d'équipe est A-1, c'est certainement l'une de mes meilleures années de ce côté. Le groupe travaille fort, nos jeunes qui poussent affichent une belle maturité. C'est une belle atmosphère pour un club de hockey.»

On saura dans quelques semaines si Mésonéro entourera Danault et le noyau hyper compétitif de vétérans dont il dispose des pièces manquantes pour effacer le douloureux souvenir de l'an dernier, ou s'il va plutôt se servir d'eux pour obtenir des valeurs de qualité qui se grefferont au futur de l'équipe...

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