Le départ de Jean-Simon Deslauriers: «Une bombe»

Jean-Simon Deslauriers a pris la direction des Screaming... (Photo: François Gervais)

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Jean-Simon Deslauriers a pris la direction des Screaming Eagles de Cap-Breton par surprise la semaine dernière en annonçant qu'il mettait un terme à sa carrière de hockeyeur junior pour se consacrer à ses études.

Photo: François Gervais

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Jean-Simon Deslauriers a littéralement assommé les dirigeants des Screaming Eagles du Cap-Breton au milieu de la semaine dernière lorsqu'il leur a annoncé qu'il abandonnait le hockey.

Le Trifluvien, choix de première ronde il y a à peine un an et demi, devait être la pierre d'assise de la reconstruction de l'organisation à la ligne bleue.

Après une première campagne marquée par plusieurs semaines à l'infirmerie, son pilote Ron Choules prévoyait augmenter ses responsabiltiés au fil des prochains mois. Un plan que l'ex-Estacades, maintenant âgé de 17 ans, a jeté aux poubelles pour rentrer au domicile familial.

«C'est une bombe chez nous. Un grand choc. C'est sûr que ça nous recule un peu. Mais bon, il faut respecter sa décision», expliquait le directeur-gérant Pierre Roux, qui l'a cuisiné un peu avant de le laisser filer.

«Et j'ai vu que sa décision était mûrie. Il n'est pas parti sur un coup de tête, il a pris le temps de réfléchir. Quand le feu ne brûle plus, c'est normal qu'un jeune se pose des questions et c'est quelque chose qui n'est pas prévisible au moment du repêchage», lance Roux, qui a suggéré au jeune homme qu'une transaction pourrait lui permettre d'évoluer plus près de la maison.

«Il n'a pas semblé intéressé, ses raisons pour quitter n'ont rien à avoir avec nous. Il n'est pas le premier qui abandonne dans la ligue, et pas le dernier non plus», rappelle Roux, en donnant l'exemple de Jean-Simon Allard, lui aussi un premier choix qui est rapidement disparu de la carte même s'il était étiqueté professionnel.

«C'est ça, faire du hockey en 2012! Faut s'ajuster... Je vais rester en contact avec Jean-Simon, il n'a que 17 ans. Peut-être que le feu va revenir. Il est tellement naturel, il pourrait revenir même avec une pause de plusieurs mois.»

Cette désertion est peut-être la goutte qui a fait déborder le vase au Cap-Breton puisque Roux a été relevé de ses fonctions hier! C'est le pilote Ron Choules qui va assurer l'intérim jusqu'à la fin de la saison.

«Je ne sentais pas que j'avais la confiance de l'organisation».

Du côté du jeune homme, il plaide qu'il n'avait plus de plaisir à être utilisé avec parcimonie. «On m'avait dit que je jouerais davantage cette saison, que j'aurais ma chance, mais ce n'est pas ce qui est arrivé. Je ne sentais pas que j'avais la confiance de l'organisation... Il y a d'autres petits détails qui m'ont aidé à prendre ma décision, mais le plus important, c'est que je n'avais plus de fun. J'aime encore le hockey, mais pas le côté business de la LHJMQ.»

Deslauriers confie que sa décision aurait sans doute été différente s'il avait pu davantage concilier études et hockey au Cap-Breton. «Mais là-bas, je dois faire mes cours par correspondance. Et les longs voyages en autobus n'aident pas non plus. Bref, j'ai pensé à mon avenir et j'ai pensé qu'il était temps de me prendre en main, ce qui impliquait de revenir à la maison pour prioriser mes études», explique celui qui aimerait être accepté en techniques policières l'an prochain.

Et si jamais ses droits passaient à un club au Québec, où les voyages sont moins longs et où il pourrait véritablement prendre place dans une classe? «Je ne ferme pas la porte. Qui sait comment je vais me sentir dans quelques mois... Mais pour l'instant, je ne regrette pas du tout ma décision. Je joue au hockey depuis que je suis tout petit, je sens que j'ai besoin d'une pause.»

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