Danny Sylvestre cède à la cour des Cataractes

Danny Sylvestre a suffisamment impressionné les hommes de... (Photo: Émilie O'Connor)

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Danny Sylvestre a suffisamment impressionné les hommes de hockey des Cataractes pour mériter sa place même si le camp d'entraînement vient à peine de commencer.

Photo: Émilie O'Connor

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Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Il y a toujours un invité surprise dans un camp d'entraînement. Chez les Cataractes l'an passé, ce fut Frédéric Gaudreau, qui s'est mérité un poste dans un vestiaire surpeuplé de vétérans même s'il était arrivé au camp avec le simple statut d'invité.

Cette année, le gars qui fait tourner des têtes depuis l'ouverture des barrières est Danny Sylvestre, un solide ailier de 6'0'' de 18 ans qui a déjà reçu la confirmation par le personnel hockey des Cataractes qu'il allait passer l'hiver à Shawinigan.

Sylvestre n'est pas un inconnu en Mauricie, il a joué son hockey mineur dans la région. Natif de Saint-Cuthbert, il a notamment évolué dans le bantam AA et au midget Espoir, mais il n'a jamais été en mesure de percer l'alignement des Estacades midget AAA, ni même d'être invité à leur camp d'entraînement. Il s'est alors tourné vers l'Académie Saint-Louis de Québec, puis il a choisi le programme de type prep school de Stanstead l'an dernier où il était le compagnon de trio de Mark Jankowski, le choix de première ronde des Flames de Calgary.

Courtisé par des clubs aux États-Unis, Sylvestre, qui a marqué 27 buts et récolté 26 passes en 62 matchs l'an dernier, a néanmoins accepté à la dernière minute l'invitation des Cataractes et il a été carrément dominant parmi les recrues, au point que Martin Mondou et Denis Chalifoux lui ont offert un casier après seulement 48 heures.

«Il a quitté le camp après deux jours, afin de réfléchir à son avenir», explique Mondou, pas peu fier de sa nouvelle prise. «Il avait d'autres options, c'est un joueur qui a eu une très belle progression depuis deux ans... On a eu une bonne discussion avec son père et lui ce matin (hier) et il a choisi de jouer ici. C'est une très bonne nouvelle pour notre organisation!»

Le nouveau pilote Denis Chalifoux était tout aussi élogieux. «Mon équipe a joué contre lui dans un Showcase l'an dernier et il m'avait impressionné. Ses habiletés sont indéniables, son éthique de travail est remarquable et il est arrivé ici dans une forme physique impeccable. Il avait le package, alors 48 heures c'est suffisant pour un gars comme ça!», souriait-il.

Sylvestre, pour sa part, confie qu'évoluer en Mauricie ne faisait pas du tout partie de ses plans. «Au départ, je venais juste vivre l'expérience 48 heures, je voulais garder mon éligibilité pour les collèges américains. J'avais eu des discussions avec deux universités, dont Clarkson. Mais bon, je suis arrivé ici, j'ai connu un bon départ et les entraîneurs m'ont bien aimé alors j'ai décidé de m'installer étant donné que je n'avais rien de coulé dans le béton aux États-Unis», souligne le jeune homme, qui avait été également courtisé par l'Océanic de Rimouski et les Tigres de Victoriaville ces derniers mois.

«Je pense que je peux contribuer de façon significative dès cette saison. Mon objectif, c'est de me faire une place au sein de l'un des deux premiers trios. Pour y arriver, je vais travailler fort dans les deux sens de la patinoire.»

Parmi les autres recrues qui se font remarquer depuis le début du camp, il y a l'Américain Alex Pawelczyk, un attaquant américain de 16 ans de... 6'6''. Pas mauvais patineur, bon sens du hockey, ne craint pas de s'impliquer physiquement, Pawelczyk devrait s'avérer un beau projet pour un club en reconstruction. À noter aussi le brio de John Carpino, un attaquant de 18 ans qui a le compas dans l'oeil. Outre le statut de Sylvestre, Chalifoux veut toutefois se donner un peu de temps avant de parler des autres recrues au camp.

«Certains brillent, d'autres ont un peu plus de mal. Il y a un autre match intra-équipe demain (ce soir) puis ce sera le vrai test avec les trois matchs hors-concours en fin de semaine. C'est là qu'on va pouvoir départager tout le monde.»

D'ici là, Chalifoux va demander aux aspirants de relever leur niveau d'intensité. «Il y a eu des hauts et des bas depuis le début... La fatigue est peut-être un facteur, mais j'aimerais voir des joueurs plus affamés, plus désespérés. C'est le message qui va être livré aux joueurs après le match de ce soir», affirmait Chalifoux après le premier match intra-équipe disputé devant quelques centaines de personnes hier soir au Centre Bionest.

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