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Danny Dupont doit être considéré comme celui qui part avec une longueur d'avance pour le poste d'entraîneur-chef des Cataractes.
Photo: Archives
(Trois-Rivières) Si Éric Veilleux a laissé sur la table une offre de contrat de trois ans pour déménager à Baie-Comeau, sachez qu'il y a un grand nombre d'entraîneurs qui feraient des pieds et des mains pour prendre sa place.
Pour la première fois depuis qu'il occupe les responsabilités de directeur gérant, Martin Mondou part donc à la chasse pour se trouver un nouveau pilote, un processus qui devrait durer au moins jusqu'à la semaine prochaine. Le Nouvelliste vous présente une liste de candidats qui se retrouve certainement sur son bureau en ce moment...
1- Danny Dupont
Il doit être considéré comme celui qui part avec une longueur d'avance. Ça fait trois ans qu'il seconde Éric Veilleux, il connaît donc parfaitement l'organisation shawiniganaise et ceux qui la dirigent. Dupont a pris du galon au fil des ans, Veilleux l'impliquait beaucoup dans la préparation de l'équipe.
Quand il a quitté Shawinigan, le petit général a d'ailleurs déclaré publiquement que son complice était prêt à chausser ses souliers. Un discours que tenait quelques jours auparavant Jacques Blouin, qui l'a connu avec Équipe Québec. Avant de travailler avec Veilleux, Dupont avait également été l'adjoint d'André Tourigny à Rouyn-Noranda, puis entraîneur-chef avec les Lions du Lac- St-Louis.
L'an dernier il a été finaliste pour le poste d'entraîneur-chef à Cap-Breton et il a été reçu en entrevue à Rimouski pour les mêmes fonctions. C'est un bourreau de travail, qui sait imposer le respect et qui décortique les adversaires au couteau. Évidemment, il se sent plus que mûr pour graduer.
«Les trois dernières saisons avec Éric m'ont bien servi. J'avais des choses à corriger. Éric m'a notamment fait comprendre les vertus de la patience! J'ai mis beaucoup d'efforts afin d'être prêt pour une opportunité comme celle-là lorsqu'elle se présenterait. Ce serait un honneur de diriger les Cataractes.»
Si Dupont n'obtient pas le boulot, il va rebondir ailleurs dans le circuit Courteau. Au moins deux clubs lui font de l'oeil actuellement pour qu'il accepte une tâche d'adjoint.
2- Denis Francoeur
Si Michel Therrien peut diriger le Canadien à deux reprises, pourquoi Francoeur ne pourrait-il pas l'imiter dans le junior? C'est un pédagogue, un gars d'expérience qui n'a jamais eu peur des défis. Il connaît bien Martin Mondou et l'organisation où il a oeuvré pendant une décennie, il habite à quelques minutes du Centre Bionest.
Le Shawiniganais dit se plaire dans ses fonctions actuelles (responsable d'un nouveau programme au CMI, directeur-gérant adjoint avec le Drakkar de Baie-Comeau) et il n'a donc pas l'intention de postuler. Il aurait d'ailleurs pu diriger le Drakkar sur une base permanente, mais il a préféré rester en Mauricie, ses petits protégés l'allument au plus haut point. Ça fait de lui un candidat hors de la course?
Minute, car la porte de sa maison n'est pas barrée à double tour pour autant... «Dans le hockey, quand le téléphone sonne, tu réponds», sourit Francoeur. «Si Martin veut me parler, on verra. Mais présentement, mon focus n'est pas là-dessus du tout.»
Huit saisons gagnantes sur neuf complètes dans la ligue, un enseignant reconnu, un gars du coin... Mondou fera-t-il les premiers pas?
3- Bobby Baril
Attendez une minute avant de rigoler. Baril est reconnu pour ses sautes d'humeur et ses propos incendiaires, mais il vient tout de même de mettre la main sur une cinquième Coupe à ses six dernières saisons. Qui dit mieux? À ceux qui disent que le senior est un univers à part, je vous répondrai que Serge Beausoleil appartenait à cet univers il n'y a pas si longtemps et que ça ne l'a pas empêché de conduire l'Océanic jusqu'en finale de la LHJMQ il y a quelques semaines.
Vrai que Beausoleil est aussi passé par les rangs midgets AAA, tout comme il est vrai aussi que Baril a passé trois ans comme adjoint chez le Drakkar de Baie-Comeau,
«Je ne suis pas en train d'acheter un photocopieur pour faire des cv, je suis très bien traité à Thetford Mines et je m'y plais. Ceci dit, c'est sûr que c'est un défi qui serait intéressant. Ça me trotte toujours dans la tête de retourner chez les juniors, c'est une belle ligue. Je peux m'adapter à cette clientèle sans problème. Je sais qu'il y a des préjugés rattachés au senior, mais un gars comme Philippe Boucher est passé par-dessus à Rimouski et les résultats n'ont pas été vilains! Un gars comme Guy Chouinard a lui aussi travaillé dans les deux ligues et il a bien fait. Si Martin veut me parler, il connaît mon numéro!»
En passant, Baril et Mondou ont gagné deux coupes ensemble dans le senior. Mondou arrivait également du senior et il a confondu les sceptiques. Va-t-il tendre une perche à son vieux complice?
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Claude Bouchard
Photo: Le Quotidien
4- Claude Bouchard
Ce Bleuet a fait ses classes à Shawinigan sous Denis Francoeur pendant deux saisons, avant de voler de ses propres ailes à Val d'Or où il a soulevé la Coupe du Président à la première de ses six campagnes à la barre de l'équipe. Depuis, il s'est promené: un peu de senior, quelques mois comme adjoint chez les Olympiques de Gatineau et un retour dans le midget AAA dans son patelin au Saguenay où il a dirigé les Élites au cours des trois dernières années. Bouchard a quitté les Élites à la fin de la saison pour retourner à son emploi dans l'enseignement, mais il ne cache pas qu'il est très intéressé par le job.
«J'ai envoyé mon cv comme plusieurs autres entraîneurs, j'en suis convaincu. Je sais ce qui attend les Cataractes l'an prochain, je l'ai vécu à Val-d'Or après notre Coupe du Président. Après deux ans, nous étions de retour dans le carré d'as! Dans ma carrière, la seule chose que j'aimerais ajouter, c'est une deuxième chance au niveau junior majeur. Je sais que le hockey et les jeunes ont changé, mais moi aussi, j'ai changé. J'ai vieilli, je suis plus mature. Je serai toujours un entraîneur exigeant sur le travail, la discipline, mais j'utilise des façons différentes d'obtenir ce que je veux. Je connais bien les jeunes, je suis revenu au midget AAA depuis trois ans. J'adorerais revenir à Shawinigan et relever ce défi avec Martin.»
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Martin Bernard
Photo: La Tribune
5- Martin Bernard
Il est perçu par bien des observateurs comme le meilleur pilote dans les rangs midget AAA. Coiffé au photo-finish par Judes Vallée pour le poste d'entraîneur-chef du Phoenix de Sherbrooke, le pilote des Cantonniers de Magog est à la recherche d'une équipe prête à lui donner une deuxième chance dans le circuit Courteau après une brève expérience avec les Tigres de Victoriaville.
Frédérick Gaudreau, qui était son capitaine il y a deux ans, assure qu'il a l'étoffe pour passer à la prochaine étape. «J'ai bien aimé jouer pour lui, c'est un gars juste. Il va t'en donner autant que tu lui en donnes. C'est un gars structuré, très bon techniquement », analyse l'attaquant des Cataractes, qui mentionne aussi que Bernard est moins dur que sa réputation ne le laisse croire. «Il y a des histoires qui circulent... mais il ne faut pas s'y fier. Oui il est intense, mais ce n'est pas un tyran! Si tu te donnes, il ne te crie pas après... », ajoute Gaudreault.