(Québec) La séance de sélection de samedi a rappelé de vieux souvenirs à Marc Bureau, qui accompagnait son fils Alex dans les gradins du Colisée. Vingt-neuf ans après avoir été choisi... en 24e ronde par les Saguenéens de Chicoutimi, l'ex-attaquant de la LNH a vu son garçon, l'un des meilleurs gardiens disponibles, être réclamé en deuxième ronde par l'équipe qu'il sert comme recruteur, les Screaming Eagles du Cap-Breton.
«C'est toujours trop long à ton goût quand tu es dans les estrades au cours d'un repêchage, mais ce fut quand même pas mal moins long pour lui que pour moi! J'avais entendu mon nom juste avant qu'ils ferment les lumières à l'aréna Maurice-Richard! J'étais très content quand même, je suis descendu aller chercher ma casquette, que je conserve précieusement chez moi», confiait le Trifluvien, repêché depuis les rangs midgets AA.»
Évidemment, le papa n'est pas tombé en bas de son siège en début de deuxième ronde quand il a entendu les Screaming Eagles s'offrir les services de son rejeton. «Disons que je connaissais les plans de l'équipe, je savais qu'ils avaient une bonne opinion d'Alex. C'est un bon endroit pour lui, une organisation qui a développé des gars comme Marc-André Fleury et Ondrej Pavelec. Les p'tits gars grandissent en regardant ces gars-là à la télévision! En plus, l'entraîneur des gardiens travaille avec Hockey-Canada. Son développement est entre bonnes mains. Par contre, je ne pense pas pouvoir assister à toutes ses pratiques l'an prochain!»
Alex disait s'inspirer de Pavelec. «On se ressemble au plan physique, pour les déplacements aussi. Je suis très content d'être choisi par les Screaming Eagles, une bonne organisation. Même si j'ai été choisi en deuxième ronde, je ne prends rien pour acquis. Mon but est de connaître un gros camp d'entraînement pour leur forcer la main et entreprendre mon stage junior dès l'an prochain.»
Bureau, répertorié en deuxième ronde au 34e échelon, a été le deuxième gardien qui a entendu son nom au micro, après Mason McDonald qui a été réclamé tout juste avant lui par le Titan d'Acadie-Bathurst. «Le rang de sélection m'importait peu. L'important dans une journée comme celle-là, c'est de ne pas avoir d'attente, afin de ne pas être déçu. Reste que je vis une journée bien spéciale avec mon père, une journée que je n'oublierai jamais.»