Cataractes: l'art de s'imposer au bon moment

Les Cataractes ont offert une bien meilleure performance... (photo Émilie o'connor)

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Les Cataractes ont offert une bien meilleure performance hier soir au Centre Bionest que lors des deux derniers matchs à Chicoutimi. Et ce, même si le pointage était encore égal 3-3 à mi-chemin en troisième période.

photo Émilie o'connor

Steve Turcotte

Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Testés par les Saguenéens, qui avaient créé l'égalité 2-2 dans cette série mercredi à Chicoutimi, les Cataractes ont répondu avec une performance inspirée qui leur a permis de signer un gain de 7-3 hier soir au Centre Bionest, devant 4500 personnes qui en ont eu pour leur argent.

Ne vous fiez pas au pointage, les hommes d'Éric Veilleux ont dû travailler sans relâche dès la première mise au jeu afin de finir par distancer ces satanés Saguenéens, qui ont une fois de plus joué avec fougue. Les coups d'épaule ont été solides des deux côtés, la vitesse du jeu était endiablée et chaque pouce carré de glace était chèrement vendu. Du vrai hockey de séries, quoi!

C'est un filet de Pierre-Olivier Morin, bien alimenté par Michaël Bournival, qui a rompu l'égalité de 3-3 qui tenait depuis la première période. Critiqué dans les médias locaux hier, rencontré par Éric Veilleux en matinée, Bournival a répondu en haussant son jeu d'un cran.

Sur le filet des vainqueurs, inscrit en milieu de troisième, il a ralenti le jeu en entrée de territoire, avant de repérer Morin qui a battu Christopher Gibson d'un tir des poignets. Une séquence qui survenait quelques instants à peine après que Steve Lebel eut touché la barre horizontale à l'autre bout de la patinoire. Une question de centimètres, le hockey...

Le but de Morin a tout changé. Les Cataractes n'ont plus eu besoin de regarder derrière eux par la suite, Alex Dubeau s'imposant devant Alexandre Roy et Lukas Sedlak pendant que ses coéquipiers ajoutaient trois buts sans riposte.

Tout un impact!

Éric Veilleux a eu la main heureuse en insérant dans l'alignement la recrue Alexandre Grandmaison, qui a préparé le premier filet de son club en plus de marquer le second. Vincent Arseneau, Loïk Poudrier, Kirill Kabanov et Brandon Gormley ont aussi déjoué Gibson, qui a été mitraillé de 40 tirs.

De son côté, Dubeau a flanché devant Christian Ouellet, Étienne Brodeur et Gabriel Vermette. «On a compétitionné. On s'est rendu à 3-3 jusqu'en milieu de troisième. Après le 4e but, ce fut la déconfiture mais on n'a pas le temps de pleurer sur notre sort, il faut se préparer pour le prochain match. Perdre 1-0 ou 10-1, c'est la même chose. Ce fut un match physique, intense, comme on s'y attendait. On affronte la deuxième meilleure équipe de la ligue, l'adversité est très forte. Il faut que tous nos joueurs soient au maximum», analysait Marc-Étienne Hubert, en revenant sur le premier but des Cataractes, marqué par Arseneau après le sifflet de l'officiel.

«L'arbitre m'a expliqué qu'il peut tout de même accorder un but après le sifflet s'il juge que c'est la bonne décision! Personnellement, je n'ai jamais vu ça. C'est un règlement que je ne connaissais pas, on va chercher dans notre ligue et on va poser des questions par la suite. Nos joueurs avaient arrêté de jouer après le sifflet, ce but nous a fait mal.»

Les Cataractes tenteront d'en finir avec leurs rivaux demain après-midi au Centre Georges-Vézina.

Carnet de notes

Le Fan club des Cataractes organise un voyage pour assister au sixième match demain à Chicoutimi. Le départ se fait du Centre Bionest à 10 h 30. Le coût est de 60 $ et il comprend le voyage en autocar, le billet et un goûter dans l'autobus. Pour information, 819 537-0871.

«On ne joue pas à la Barbie!»

En offrant une opposition plus musclée aux Saguenéens, les Cataractes ont offert à Éric Veilleux ce qu'il exigeait d'eux après la contre-performance de mercredi soir. «Le meeting avait été assez simple: les Saguenéens avaient été plus physiques que nous et il fallait remédier à la situation. Il s'agissait de frapper et de se faire frapper. On ne joue pas à la Barbie! Ni à la Madame! C'est ça, le hockey», martelait Veilleux, en complimentant son capitaine Michaël Bournival. «Il n'avait pas besoin d'articles dans les journaux pour savoir qu'il devait élever son jeu. Je l'ai rencontré ce matin et je savais qu'il répondrait à l'appel. C'est un compétiteur.»

Bournival a effectivement été plus inspiré. Il a varié son jeu en attaque, il a mis l'épaule à la roue le long de la rampe, il a été fougueux en échec-avant. «C'est vrai que je pouvais en donner plus à mon équipe. Je compliquais trop mon jeu... Ce soir, je voulais simplement travailler fort, donner du momentum à l'équipe avec des mises en échec. C'est certainement mon meilleur match de la série», faisait valoir le 78. «Mais cette victoire a été acquise en équipe. On a été bien préparés, on étaient prêts à faire face à cette adversité. Faut maintenant se concentrer sur le sixième match, nous avons des ajustements à apporter.»

Finalement, Pierre-Olivier Morin convenait qu'il venait d'inscrire un de ses buts les plus importants en carrière. «C'est ma dernière saison dans la ligue, c'est l'année de la Coupe Memorial... Il fallait trouver un moyen de gagner. On a connu un excellent départ  même si c'était 3-3 après une période. Sur le but gagnant, je dois donner le crédit à mes coéquipiers qui ont habilement mis la table. J'ai eu la rondelle une seconde sur ma palette, j'ai fermé les yeux en tirant et ça s'est transformé en but. Un beau moment», souriait le Trifluvien, en insistant sur l'énergie de la foule. «Elle a été incroyable ce soir. Elle a eu un impact. Pendant les arrêts de jeu, on entendait les partisans... C'était électrique comme ambiance!»?

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