Francoeur au septième ciel

Le Drakkar de Baie-Comeau a pris les grands... (Photo: Émilie O'Connor)

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Le Drakkar de Baie-Comeau a pris les grands moyens pour attirer Denis Francoeur sur la Côte-Nord. Un avion de type Piper Navajo attendait l'entraîneur associé à l'aéroport de Trois-Rivières, hier à 16 h 30, soit 180 minutes avant la première mise au jeu contre les Tigres de Victoriaville.

Photo: Émilie O'Connor

Louis-Simon Gauthier

Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'organisation du Drakkar avait bien raison de faire des pieds et des mains pour s'assurer la présence de Denis Francoeur en vue du troisième match de la série contre les Tigres, hier sur la Côte-Nord! À la demande de son patron Steve Ahern, l'entraîneur associé a effectué un vol nolisé de Trois-Rivières à Baie-Comeau, à 16 h 30, et il se retrouvait derrière le banc des siens, à peine trois heures plus tard, pour savourer un troisième gain en autant de parties contre un club pourtant établi favori pour gagner cette série.

Une victoire éclatante de 8-2, donc, qui concluait une journée un peu folle et ô combien épuisante pour le vieux routier! «J'ai patiné avec mes hockeyeurs du Collège Saint-Bernard à Drummondville pendant cinq heures aujourd'hui, je ne pouvais pas me libérer, mais les gens là-bas m'ont donné congé pour mercredi (aujourd'hui). Je devrais quitter à la suite du quatrième affrontement, tard dans la nuit.»

Au plus grand bonheur du directeur-gérant de la formation qui, rappelons-le, a conclu la saison régulière au treizième rang. «Steve m'en avait déjà parlé samedi après le deuxième match, sauf que c'était impossible en raison de mes engagements à Drummondville. Mais voilà, il a réussi à me trouver un avion! Je suis bien content de voyager... surtout en sachant qu'on mène déjà 2-0! Par contre, j'aime bien prendre le temps de me préparer avant un match et dans la situation où je me retrouve, ce n'est pas évident», confiait-il, sur la piste de l'aéroport quelques secondes avant le décollage.

Surtout que Francoeur admettait ne pas être très à l'aise dans les petits avions. «Oui, je suis un peu claustrophobe, mais on va surmonter cette petite peur pour le Drakkar!»

L'homme de hockey de Shawinigan était accompagné de deux membres de l'organisation de Baie-Comeau, dont l'ancien gardien de but Maxime Ouellette, du pilote de l'avion (un Piper Navajo) ainsi que de Pierre Caron, le père de Jean-Philippe, joueur du Drakkar, visiblement excité de pouvoir assister à cette partie. «Je l'ai su à 11 h ce matin!», a lancé le paternel, qui a vu fiston, plus tard dans la soirée, inscrire le sixième but des siens.

La soirée

Le voyage entre ciel et terre a finalement duré un peu plus de 90 minutes. L'aéroport de Pointe-Lebel étant localisé à une vingtaine de minutes du Centre Henry-Léonard, Francoeur a finalement gagné le vestiaire de son équipe alors que la période d'échauffement s'amorçait.

Les Tigres réservaient d'ailleurs une petite surprise aux locaux... «Probablement pour essayer de nous intimider, ils ont fait le grand V pendant le warm-up, mais mes gars ont répondu en s'alignant à notre ligne rouge. Je ne les ai pas vus faire, mais ils se sont tenus debout!»

Le pilote associé se disait d'ailleurs très impressionné par la réaction de ses ouailles, qui évoluaient devant près de 2800 amateurs fiers de retrouver leurs favoris. «Ils contrôlent tellement bien leurs émotions, je n'en reviens pas! Quand les Tigres réduisaient l'écart, ils revenaient deux fois plus forts. Plusieurs jeunes dans le vestiaire vivent une première expérience en séries, mais ça ne paraît pas. Pour un club qui a raté les séries au cours des trois dernières saisons, franchement, je suis épaté. Et cette nuit, je pense que le sommeil va me trouver assez facilement...»

Le Drakkar tentera d'en finir avec les Tigres, ce soir à compter de 19 h 30.

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