Soyons honnêtes toutefois, les Cataractes n'ont pas toujours disposé des munitions nécessaires pour mettre sur pied des unités en mesure de faire payer lourdement les visites au cachot de l'ennemi.
Mais depuis la fin de la période des transactions, cette excuse ne tient pas la route une seconde avec l'ajout des Gormley, Ellis et Narbonne. Si les premiers matchs d'Ellis ont permis aux Cataractes de se servir de son puissant lancer sur réception pour faire des dommages, ce n'est certes plus le cas depuis quelques matchs.
Or un jeu de puissance qui cartonne, c'est un prérequis pour une équipe qui veut profiter du printemps pour s'offrir des bagues qui ne s'achètent pas. Présentement, ça semble le seul outil qui manque dans le coffre d'Éric Veilleux et c'est au groupe d'entraîneurs de concocter leur recette maison pour maximiser les forces de leurs meilleurs éléments.
Mais d'abord et avant tout, ils doivent faire comprendre à ces vedettes que la première chose à amener sur la surface de jeu lorsqu'on a le privilège de jouer en avantage numérique, c'est de l'intensité.
Ça ne prend pas un doctorat en hockey pour comprendre que des sorties de zone qui avortent à répétition sur un jeu de puissance sont dûes à de la nonchalance. Si les ténors de l'équipe sautent sur la glace dans le même état d'esprit que le font Loïc Poudrier et Maximilien LeSieur en désavantage numérique, les chances de marquer vont décupler.
Pour le reste, les Cataractes ont joué un excellent match face aux Sea Dogs. La vitesse des champions en titre ne les a pas embêtés, pas plus que leur volonté de provoquer le plus de contacts physiques possible. Mais quand tu te mesures à la crème de la crème, c'est impensable de penser sortir de l'aréna avec des points de plus en banque si tes unités spéciales se font éclipser...