Les unités spéciales des Cataractes flanchent

Maximilien LeSieur a inscrit le premier but du... (Photo: Sylvain Mayer)

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Maximilien LeSieur a inscrit le premier but du match en glissant la rondelle entre les jambières du gardien Mathieu Corbeil-Thériault.

Photo: Sylvain Mayer

Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Deux équipes hyper talentueuses, un aréna plein à craquer. Du jeu robuste, hargneux et des défensives qui ont eu le dessus sur des attaques pourtant dévastatrices. On a beau être seulement au début février, ça sentait les séries à plein nez samedi au Centre Bionest et dans ces conditions, c'est logique que ce soit les unités spéciales qui départagent les deux rivaux. Celles des Sea Dogs ont éclipsé celles des Cataractes et les visiteurs ont donc signé un gain de 2-1 pour repousser les hommes d'Éric Veilleux à trois points d'eux et de la tête du classement général.

C'est Jonathan Huberdeau qui a tranché l'intense débat dans la dernière minute de la troisième période, alors que les Cataractes devaient se défendre à court d'un homme, résultat d'un coup à la tête porté par Jonathan Racine à l'endroit... du capitaine des Sea Dogs.

Si Huberdeau a été forcé de retraiter au vestiaire, il est rapidement revenu sur la surface de jeu et il s'est vengé de la meilleure façon possible en battant Gabriel Girard pendant que l'autoroute Décarie s'était invitée dans son enclave.

La rondelle a franchi la ligne de quelques millimètres mais elle a néanmoins permis aux équipiers de Gérard Gallant d'empocher les deux points à l'enjeu.

Une scène terriblement frustrante pour les quelque 4200 personnes réunies sur l'avenue des Cèdres compte tenu que les Cataractes avaient bousillé plus tôt dans la période un jeu de puissance de cinq minutes accordé en raison d'une charge à la tête de Jason Cameron sur Kirill Kabanov qui, contrairement à Huberdeau, n'a pas été en mesure de rester dans le match.

Même s'ils ont dominé les Sea Dogs 38-25 au chapitre des tirs au but, les Shawiniganais ont vu leur jeu de puissance être stoppé en cinq visites au bâton, pendant que leurs rivaux frappaient deux circuits en pareilles circonstances.

Maximilien LeSieur a été le seul à déjouer Mathieu Corbeil-Thériault samedi, au terme d'une mini-échappée qu'il a couronnée par une feinte qui a servi à glisser la rondelle entre les jambières du portier format géant. S'il a regardé derrière lui à quelques reprises et qu'il a accordé quelques retours appétissants, ce fut la seule fois que le vétéran de 20 s'est fait traverser et il a été élu la première étoile du match. À l'autre bout de la patinoire, Girard avait cédé devant son vieux chum Charles-Olivier Roussel en fin de deuxième période.

«Ce fut un bon match des séries même si la fin est décevante. On n'a pas été bons sur le jeu de puissance, on était trop pressé de marquer et on oubliait de s'installer. On a aussi perdu du temps avec des sorties de zone ratées. Malgré tout, on a eu de bonnes chances de marquer. Michaël Bournival a frappé le poteau en troisième, Corbeil-Thériault a fait de bons arrêts. C'est le meilleur match que j'ai vu de lui», opinait Éric Veilleux.

«Deux bonnes équipes, un bon match serré. Content de voir notre équipe profiter d'un jeu de puissance en fin de match pour aller chercher la victoire», répliquait Gerard Gallant, qui assurait n'avoir pas besoin absolument du triomphe pour décoder que son club pouvait s'imposer au domicile des Cataractes. «Ça fait deux ans et demi que nous faisons partie de l'élite du circuit, nous savons que nous formons une bonne équipe. Je voulais seulement que les gars compétitionnent, ce qu'ils n'avaient pas fait au dernier match entre les deux équipes.»

De son côté, Roussel arborait un large sourire. Celui d'un gars qui avait enfin réussi à déjouer Girard... après avoir perdu plusieurs paris dans le passé. Le gros défenseur avait d'ailleurs refusé de parier à nouveau avec Girard quelques heures avant le duel.

«Je m'en veux, j'aurais dû accepter! Mais bon l'important, c'est de sortir d'ici avec les deux points. Ce fut un match intense, physique. C'est l'identité des Cataractes, on savait à quoi s'attendre. Nous étions prêts.»

Un mot en terminant sur Brandon Gormley, qui a pris le chemin de l'hôpital en ambulance après le match, lui qui a été coupé au cou par un patin.

Il semble toutefois que c'était par mesure préventive. Reste que le match fut éprouvant pour le défenseur vedette, qui avait été blessé en deuxième période après avoir lourdement chuté sur la rampe.

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