Sportsman: les Coupal portent plainte

Le vainqueur disqualifié de la Série Sportsman Québec,... (Olivier Croteau)

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Le vainqueur disqualifié de la Série Sportsman Québec, Xavier Coupal, lors de la course de vendredi soir.

Olivier Croteau

Louis-Simon Gauthier

Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quelques heures après avoir vu son fils être disqualifié de la première course du Grand Prix de Trois-Rivières en raison d'une voiture jugée non conforme aux réglements de la série, le père de Xavier Coupal a intenté une poursuite au civil de 25 000 $ contre les dirigeants de Sportsman Québec.

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Le père de Xavier Coupal, Normand Coupal.

Olivier Croteau

Normand Coupal juge que son fils, qui avait hérité d'un volant grâce à l'appui financier des Amis du Grand Prix et du GP3R, a été berné par André Poulin et son groupe. Vendredi soir après une victoire acquise devant des milliers de spectateurs, les officiels ont conclu que la transmission de la voiture no 67 pilotée par le jeune Coupal ne respectait pas le poids minimum requis afin de courir dans le championnat.

Après vérifications, la transmission pesait 79 livres alors qu'elle aurait dû se trouver à 82. «Nous faisons une inspection technique après chaque course et ce n'est pas la première fois que nous vérifions les transmissions, se défend le promoteur et président de la série Sportsman André Poulin. La transmission aurait été légale si Xavier avait conduit en American Canadian Tour car cette série permet de modifier des pièces, mais ce n'est pas le cas pour nous. Monsieur Coupal a choisi d'apporter des changements après la séance de qualifications, mais ce n'est pas permis. De notre côté, nous avons la certitude que la voiture livrée par Danny Gagnon le 28 juillet dernier était conforme à nos réglements. Ce qui s'est passé pendant la semaine entre la livraison et l'événement, on ne le contrôle pas.»

Normand Coupal affirme de son côté que la Sportsman a tout fait pour désavantager son rejeton, et ce depuis le début. «Nous avions trois courses à faire sur ovale avant le GP3R avec eux. On nous promettait un mécano et une bonne voiture, mais on s'est ramassé tout seul avec un bolide endommagé. Lors de la troisième épreuve, on avait la voiture du GP3R, mais encore là il n'y avait aucun mécano! Une chance que Marc Beaudoin (un habitué de la Sportsman) est venu nous donner un coup de main, parce qu'on avait vraiment rien.»

Coupal jure également qu'il n'avait pas été mis au courant des réglements particuliers prévalant en Sportsman. «Personnellement, je me dis qu'ils font ça uniquement pour discréditer Xavier. Ils voulaient que ce soit l'un des leurs qui gagne le volant en Nascar Canadian Tire. C'était sûr qu'ils allaient tout faire pour trouver des problèmes, surtout que c'est eux qui paient la note pour la Nascar.»

Les 25 000 $ demandés par Coupal représentent le coût qu'aurait déboursé la Sportsman pour permettre à Xavier de rouler en Nascar. C'est finalement François Fortin, deuxième de la course du vendredi, qui aura cette chance.

«Je tiens à dire qu'avec trois présences dans notre championnat cette année, on considérait Xavier Coupal comme l'un des nôtres, se défend le responsable des communciations de la Sportsman Marc-Patrick Roy. Il n'y a pas de favoris. On trouve cela déplorable autant pour les Amis du Grand Prix que pour Xavier, mais nous nous devons d'être équitables avec tout le monde et nos réglements sont disponibles autant sur le site web qu'auprès de notre président M. Poulin.»

Le plus frustrant pour Normand Coupal, c'est que la voiture respectait la limite de poids de 3100 livres. Dans sa poursuite contre Sportsman Québec, le paternel misera sur les services de l'avocat Guy Gilain, qui a d'ailleurs remporté la course numéro 1 de la Formule 1600 samedi en catégorie Master.

Fugère amer

Sans surprise, le GP3R a mis fin à l'entente de location de voiture qui le liait à la série Sportsman. «Comme le GP3R n'est ni un préparateur ou un propriétaire de voiture, nous nous sommes tournés vers la série Sportsman Québec pour fournir à l'espoir désigné par les Amis du Grand Prix un bolide de cousre conforme aux règles de la série. Cette dernière a accepté le mandat et a été rémunérée pour le remplir. Une fois payée pour la préparation de la voiture nous nous sommes retrouvés floués et nous le regrettons amèrement. On ne cherche pas nécessairment à trouver des coupables, mais ils auraient pu faire preuve d'un peu plus de professionnalisme dans toute cette histoire. Cette controverse n'aurait pas dû arriver.»

De l'intimidation?

Des rumeurs circulaient hier sur le circuit que des propos intimidants auraient été lancés à l'endroit de Simon Dion-Viens qui, comme Coupal et Brendon Bain, ne sont pas des habitués de la série Sportsman. Dion-Viens, qui est venu à quelques mètres de savourer la victoire vendredi, a tenu à rectifier les faits.

«Je n'ai pas été intimidé, on ne m'a pas fait de menaces formelles. Mais c'est clair que ça ne faisait pas l'affaire des gars de nous voir là et si je me mets à leur place, je peux les comprendre. Mais ce n'est pas une raison pour les laisser filer avec la victoire...»

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