Gentilly-2: Québec se dirigeait vers trois recommandations

Le projet de rapport qui était sur la... (Photo: Stéphane Lessard)

Agrandir

Le projet de rapport qui était sur la table dans le dossier de Gentilly-2 contenait trois recommandations qui se limitaient à solliciter Hydro-Québec pour atténuer l'impact de la fermeture.

Photo: Stéphane Lessard

Partager

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le projet de rapport qui était sur la table dans le dossier de Gentilly-2 contenait trois recommandations qui se limitaient à solliciter Hydro-Québec pour atténuer l'impact de la fermeture.

Dans un document de travail dont Le Nouvelliste a obtenu copie, la Commission voulait donc proposer une rencontre entre le président-directeur général de la société d'État, ses directeurs de division et les intervenants politiques et économiques de Trois-Rivières et Bécancour.

Ensuite, il était recommandé qu'Hydro-Québec privilégie, dans la mesure du possible, les entreprises de sous-traitance de ces deux régions lorsque ses installations de la Mauricie et du Centre-du-Québec le requièrent. Finalement, la Commission recommandait que la société d'État retarde les mises à pied résultant des 2000 postes à être supprimés, «le temps que les employés de Gentilly-2 soient replacés».

Pour sa part, dans une note adressée à la secrétaire de la Commission, le député péquiste de Saint-Maurice, Luc Trudel, proposait que le Fonds de diversification soit investi à 100 % au Québec. «C'est dans le contexte des échanges de la Commission où 70 % des fonds qui auraient été dépensés pour la réfection auraient été pompés à l'extérieur du Québec», a-t-il expliqué au Nouvelliste.

Contrairement à ce que sa proposition pouvait laisser croire à la première lecture, cela ne remet donc pas en cause l'application régionale du Fonds de diversification de 200 millions de dollars, à raison de 75 % pour Trois-Rivières et Bécancour.

Par ailleurs, la députée de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, a vu sa motion être rejetée lors de la séance houleuse du 19 février. Elle voulait que le rapport fasse mention de la modification de la Loi sur l'équilibre budgétaire pour exclure du cadre financier la perte de 1,8 milliard $ causée par la fermeture de Gentilly-2.

En plus de demander un fonds plus généreux, elle voulait qu'aucune opération d'irréversibilité ne soit réalisée prématurément à la centrale nucléaire.

Or, entre le premier projet de rapport du 8 février, des ajouts apparaissent dans la seconde version du 19 février, dont cette remarque voulant que «d'autres élus étaient de l'avis contraire» par rapport au fait que certains intervenants voulaient justement s'assurer que les opérations de démantèlement ne soient pas irréversibles.

«Suite aux demandes des élus voulant plus de temps avant le déclassement de la centrale Gentilly-2, il a été mentionné que le permis d'exploitation de la CCSN exigeait un point d'arrêt complet au 31 décembre 2012», a-t-on également fait ajouter dans les observations.

Autre exemple d'ajout: «Selon le rapport d'octobre 2012 d'Hydro-Québec, le bénéfice net annuel de l'entreprise sera supérieur d'environ 215 millions de dollars à compter de 2017 et pour les années subséquentes».

Dans le projet de rapport, on reprenait l'argumentaire économique pour soutenir la mise au rancart de la centrale nucléaire et l'abandon de sa réfection.

La Commission a tenu des consultations particulières les 29 et 30 janvier au cours desquelles elle a entendu 14 groupes concernés par le déclassement de Gentilly-2 et par le plan de diversification économique pour les secteurs du Centre-du-Québec et de la Mauricie. Au total,24 mémoires ont été déposés auprès de la Commission.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer