Maurice Richard rattrapé par ses déclarations passées

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Maurice Richard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Québec) Le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, a passé un mauvais quart d'heure, hier, à la commission parlementaire sur Gentilly-2. L'opposition n'a pas manqué de lui rappeler ses déclarations favorables à la réfection de la centrale et critiques envers le fonds de diversification économique.

«À quel moment avez-vous vu la lumière?», lui a demandé le député libéral de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Jean D'Amour, après s'être dit surpris de le voir défendre «les vertus de ce fonds».

Ce membre de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles a relevé deux citations de l'ancien maire de Bécancour.

Dans le premier cas, le maire affirmait qu'il n'était pas question de laisser la centrale être déclassée et dans le second, il qualifiait l'idée des 200 millions de dollars de simple «prix de consolation».

Or, voilà que M. Richard se dit maintenant convaincu que les répercussions sur l'économie et l'emploi pourront être atténuées par la mise en oeuvre du plan de diversification économique dédié aux deux régions, «bien que la fermeture éventuelle de la centrale nucléaire aura des conséquences sur la carrière des travailleurs et entraînera nécessairement une perte économique dans nos régions».

«À l'époque, j'avais la même vision que le maire Lévesque. Comme maire, j'aurais dit oui à 400 millions de dollars. Il n'y a rien d'ésotérique. Je ne retire pas ça», a-t-il répondu.

L'ancien député libéral a souligné qu'à titre de fonctionnaire de l'État, il n'avait pas à discuter, ni à évaluer l'enveloppe en question.

«Je relève du gouvernement. Ça ne contredit pas l'opinion», a ajouté celui qui siège au comité du Fonds et qui en d'ailleurs est très fier.

Sur la base d'une étude réalisée par l'UQTR en 1997 sur les retombées économiques reliées aux activités dans le parc industriel de Bécancour, le pdg en déduit qu'un nouveau projet de300 emplois directs devrait générer 900 emplois indirects et induits.

«Par conséquent, si cette hypothèse devait se concrétiser, un tel projet pourrait, par exemple, compenser pour les emplois directs, indirects et induits de la centrale. De plus, un impact économique positif se ferait sentir dans les deux régions touchées», a-t-il soutenu avant d'avouer que le niveau salarial ne sera peut-être plus le même dans le futur.

Finalement, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a dit avoir pleinement confiance en Maurice Richard pour la suite des choses.

«Mais ce n'est pas parce qu'on a un parc industriel qu'on remplace 800 emplois», lui a fait remarquer le représentant caquiste.

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