Yves Lévesque vole la vedette à la commission parlementaire

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a fait... (Photo: Le Soleil)

Agrandir

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a fait un passage remarqué à la Commission parlementaire sur Gentilly-2.

Photo: Le Soleil

Partager

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Québec) Dans une cause déjà entendue, la première journée de commission parlementaire sur l'après Gentilly-2 a plutôt été marquée par la performance du maire Yves Lévesque qui croisait le fer pour la première fois avec le ministre régional Yves-François Blanchet.

«J'avais hâte de vous voir, vous», lui a lancé le premier magistrat lors de la période d'échange avec les membres du gouvernement. Fidèle à lui-même, le premier magistrat l'a entraîné plus tard à l'extérieur de la salle pour lui faire la conversation.

Mais dans son intervention au Salon rouge, le maire Lévesque a plaidé la cause de la centrale nucléaire avec vigueur en déplorant le fait que les employés eurent appris la nouvelle par les médias. «Dans le privé, il y a plus de classe que ça. C'est une manière cavalière, sauvage», a-t-il lancé.

Selon lui, il s'avère que la décision «précipitée» d'Hydro-Québec et du gouvernement du Québec n'a pas permis d'évaluer tous les coûts et les impacts économiques de la décision de même que tous les scénarios pour réaliser la réfection et rentabiliser la poursuite de l'exploitation à meilleurs coûts.

«Un dépanneur fait plus de prévisions que ça. Ce n'est pas une cuisine de 50 000 dollars qu'on rénove. Je ne dis pas que M. Vandal est responsable. Mais c'est sûr que des têtes rouleraient dans l'entreprise privée», a-t-il répété sans aller cette fois jusqu'à demander la démission du grand patron de la société d'État, en réponse à une question du député caquiste Donald Martel.

Par ailleurs, Yves Lévesque se demande comment peut-on affirmer que le coût de production de 8,3 cents du kWh n'est pas justifié au plan financier pour Hydro-Québec alors que les projets éoliens, de biomasse et de centrales hydrauliques sont à plus de 13 cents du kWh.

Pour sa part, la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, a fait remarquer qu'il n'y avait pas de «réels débouchés pour les800 personnes qui vont perdre leur travail dans la région».

Sa présentation a été interrompue par un point d'ordre alors que la ministre Martine Ouellet voulait céder sa place sporadiquement à son collègue Yves-François Blanchet tout au long des audiences. Et malgré le non-consentement de l'opposition, la présidente de laCommission a permis par principe de solidarité ministérielle «ce cirque», de déplorer Danielle St-Amand.

«La ministre a peur du monde, et les deux députés de larégion, Noëlla Champagne et Luc Trudel, sont bâillonnés», a-t-elle décrié.

Le député de Johnson a su embarrasser la mairesse en lui demandant ce qu'elle mettait en place comme initiatives. «On n'est pas rendu à regarder les projets porteurs», a-t-elle rétorqué. «Ne siégez-vous pas vous-mêmes (sur le comité du Fonds)?», a renchéri M. Blanchet.

Or, Gaétane Désilets a reconnu que sa position était «un peu particulière», défendant la cause de Gentilly-2 tout en travaillant sur le fonds de 200 millions de dollars.

De son côté, le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Denis Girard, s'est fait reprocher par la partie gouvernementale de soumettre un mémoire «très orienté vers le passé».

«Il faut se mettre un petit peu à jour», lui a balancé la ministre Ouellet avant d'entendre le mémoire du président de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, Patrick Charlebois.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer