Donald Martel demande un démantèlement rapide

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Donald Martel

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Nicolet) Si l'on doit fermer Gentilly-2, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, demande à Hydro-Québec d'envisager de procéder immédiatement au déclassement de la centrale, un scénario que semble n'avoir jamais envisagé sérieusement la société d'État.

Rappelant que la position de la Coalition avenir Québec a toujours été de favoriser la réfection de Gentilly-2 dans le cas où il serait démontré qu'elle puisse encore être rentable et sécuritaire, M. Martel dit déplorer la précipitation et le manque de transparence d' Hydro-Québec depuis l'annonce de la fermeture de la centrale en septembre dernier.

Advenant la fermeture pure et simple de la centrale, il veut s'assurer de réduire le plus possible les impacts négatifs de cette décision sur l'économie de sa circonscription.

En entrevue téléphonique, hier, M. Martel a déclaré qu'il tenait absolument à ce qu'on fasse un débat sur l'idée d'un démantèlement rapide, une option dont aucun parti n'a encore parlé jusqu'ici, sauf peut-être les environnementalistes.

«Il existe de nombreux cas de ce type de déclassement de centrales nucléaires dans le monde dont deux près de chez nous retiennent l'attention: la Connecticut Yankee et la Maine Yankee, toutes deux déclassées dans le respect des normes radiologiques et de santé et sécurité en vigueur aux États-Unis.»

Le député remarque que les propriétaires de ces centrales ont ainsi réalisé des économies considérables tout en réduisant grandement la durée du processus. «Et le déclassement immédiat est reconnu par la Commission canadienne de sûreté nucléaire», note celui qui a été le premier à réclamer une commission parlementaire sur le déclassement de la centrale.

Le député estime qu'il y aurait des avantages considérables à procéder rapidement, soit d'ici 2027 en débutant dès 2016. «Le démantèlement utiliserait pour une bonne part le personnel actuel d'Hydro-Québec qui a l'expertise pour manipuler du matériel radioactif et pourrait permettre de maintenir de 400 à 500 emplois directs pour une période de 12 à 15 ans, ce qui atténuerait considérablement l'impact de la fermeture. Les avantages sont tellement majeurs qu'il faut vraiment analyser sérieusement ce scénario», plaide M. Martel.

Ce dernier ajoute que le scénario privilégié par Hydro-Québec, soit un démantèlement à partir de 2054 seulement, à des coûts estimés à 1,8 milliard $ est très peu fiable compte tenu de la difficulté de projeter des scénarios sur une période aussi longue.

«Sans compter que Québec aura perdu son expertise dans le domaine nucléaire et qu'il devra faire appel à des firmes ontariennes ou américaines. D'un point de vue moral, il faut aussi considérer que la majorité des gens qui devront payer ne seront même pas nés au moment de la fermeture de la centrale», observe M. Martel.

Le député de Nicolet-Bécancour interpelle donc le gouvernement et la première ministre et leur demande d'appuyer sa proposition de procéder à une étude comparative de ces deux scénarios, soit l'approche différée et le démantèlement immédiat. Il espère par ailleurs obtenir l'appui des gens de sa circonscription et des autres partis politiques pour s'assurer qu'on trouve la solution le plus appropriée, la plus équitable et la plus profitable «dans le meilleur intérêt des citoyens»

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