Gentilly-2: Yves Lévesque veut faire stopper toute activité de démantèlement

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Selon le maire Lévesque, les activités récurrentes de Gentilly-2 représentaient un impact annuel d'environ 75 millions de dollars uniquement pour sa ville.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Parlant d'une catastrophe économique pour sa ville qui compte 70 % des travailleurs de Gentilly-2, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, s'en va à Québec mardi prochain pour exiger une réévaluation complète du dossier de fermeture de la centrale et faire stopper toute activité de démantèlement.

«Le déclassement privera les régions du Centre-du-Québec et de la Mauricie, et en grande partie la Ville de Trois-Rivières, des retombées économiques de plus de 100 millions de dollars par an pendant les 30 prochaines années, et de plus de 400 millions de dollars pour les activités de réfection interrompues», soulignera-t-il lors de la commission parlementaire, à la lumière du mémoire obtenu par Le Nouvelliste.

Selon lui, les activités récurrentes de Gentilly-2 représentaient un impact annuel d'environ 75 millions de dollars uniquement pour sa ville. Et c'est sans compter tous les millions et tous les emplois qui étaient rattachés au projet de remise à neuf de la centrale. Par exemple, des firmes telles que Johnston-Vermette et Ganotec auraient pu profiter de cette manne.

«La fermeture de la centrale vient amplifier le fléchissement de l'emploi déjà amorcé. Si on ajoute à cela l'incertitude permanente qui plane sur nos usines à papier, il sera difficile de poursuivre l'élan d'un essor économique amorcé lors des dernières années», plaidera-t-il.

À son avis, plus de 70 citoyens trifluviens ont perdu leur emploi avec la mise à pied des employés temporaires. Et il appréhende l'exode de centaines d'autres pour poursuivre leur carrière.

Par ailleurs, deux firmes d'ingénierie localisées à Trois-Rivières, Genivar et Dessau, ont décidé de se désengager dans ce secteur à la suite de l'annonce gouvernementale qui, prétend le maire, fera également mal aux maisons d'enseignement. Car celles-ci auront formé des ingénieurs et des techniciens qui ont fait carrière à Gentilly-2.

«La non-réalisation de la réfection de la centrale et son démantèlement ont déjà et auront des conséquences désastreuses pour la Ville de Trois-Rivières, la région de la Mauricie et le Centre-du-Québec», fera-t-il remarquer aux parlementaires.

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