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La Chambre fera remarquer des pertes de 2,9 milliards $ en commission parlementaire

La commission parlementaire sur Gentilly-2 se tiendra les... (Photo: Stéphane Lessard)

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La commission parlementaire sur Gentilly-2 se tiendra les 29 et 30 janvier.

Photo: Stéphane Lessard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Réitérant son total désaccord avec la décision gouvernementale de fermer Gentilly-2, la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières fera remarquer les pertes économiques de 2,9 milliards de dollars qui en découle et réclamera un fonds compensatoire plus généreux lors de la commission parlementaire des 29 et 30 janvier. C'est du moins le message principal contenu dans le mémoire de l'organisme et dont Le Nouvelliste a obtenu copie.

«En septembre 2012, les gens d'affaires et la population de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont été placés devant une fatalité», rappellera le président Patrick Charlebois.

Selon lui, le gouvernement doit donc assumer la pleine responsabilité de ses gestes en compensant la totalité des pertes économiques évaluées à près de trois milliards en dollars 2013. Ce qui nécessite, à son avis, un levier de l'ordre de 800 millions à un milliard de dollars et non de 200 millions $.

D'autant plus que pour la Chambre, le fonds, à son origine, était destiné à pallier la fermeture du deuxième plus gros employeur de Bécancour et «ne visait pas ultimement la diversification de l'économie des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec».

«Il est clair pour les gens d'affaires trifluviens que le fonds de 200 millions est nettement insuffisant pour compenser la perte de Gentilly-2 et insuffler du dynamisme et de la vitalité économique aux deux régions gravement affectées à court, moyen et long termes», ajoutera M. Charlebois.

Considérant les retombées économiques annuelles de 130 millions de dollars qu'a générées la centrale nucléaire sur une période de 40 ans, «le fonds consenti équivaut aux retombées économiques de 18,5 mois d'opération seulement, ce qui est inconcevable», dénoncera-t-il.

À son avis, il a été démontré que la création d'un emploi permanent de qualité coûte, en moyenne, 850 000 dollars, donnant l'exemple d'Innoventé à Trois-Rivières qui investira 35 millions de dollars pour une usine de 40 personnes.

«Dans l'optique où les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec doivent compenser la perte des 790 emplois directs de grande qualité, le gouvernement doit s'assurer d'un investissement substantiel de l'ordre de 850 000 $ par emploi direct nécessaire», poursuit-on dans le mémoire.

Par ailleurs, la Chambre exprimera également son inquiétude quant à la pérennité du fonds. En d'autres mots, on craint que l'enveloppe de 200 millions de dollars ne disparaisse avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement. Et cette incertitude pourrait bien dissuader des gens d'affaires de soumettre des projets structurants et de qualité, croit l'organisme.

Pour maximiser l'impact tangible du fonds, la politique d'investissement doit prévoir l'octroi de subventions dans une petite proportion et «le montage financier proposé doit être adapté au projet et à la réalité de l'entreprise concernée». «Le gouvernement doit démontrer plus de souplesse dans l'octroi du financement et la politique d'investissement ne doit pas être limitative à un champ d'expertise ou un créneau particulier», fera-t-il valoir.

Tout en reconnaissant le potentiel des entreprises manufacturières «à faire lever ce capital rapidement et à créer des emplois qui perdureront à long terme», la Chambre recommandera néanmoins que des micro-prêts soient établis pour favoriser l'éclosion de jeunes entrepreneurs.

«La réussite du fonds de diversification réside dans la capacité à faire émerger des projets structurants d'envergure du gouvernement et du milieu. Le processus d'identification de projets locaux doit donc être grandement planifié, structuré et communiqué adéquatement aux entreprises de la Mauricie et du Centre-du-Québec», lit-on dans le document.

De vive voix, le président Charlebois entend parler «de la face cachée des impacts négatifs» de la fermeture de Gentilly-2, soit l'exode de futurs retraités d'Hydro-Québec. Une conséquence dont se passerait bien Trois-Rivières, avec une économie qui s'est fragilisée ces dernières années «au gré des volontés politiques du parti au pouvoir», fera-t-on remarquer aux parlementaires. «La Chambre démontre donc ainsi son souhait que les effets dommageables de la décision du gouvernement actuel soient compensés, et ce, équitablement, efficacement et rapidement», leur lancera Patrick Charlebois.

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