Fonds de diversification: le PQ persiste et signe

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La tempête politique continue de faire rage concernant le fonds d'indemnisation de 200 millions$ prévu pour la Mauricie-Centre-du-Québec à la suite de la fermeture de Gentilly-2.

Photo: Émilie O'Connor

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

Confronté à une tempête politique autour de la nature du fonds de diversification économique de 200 millions de dollars, le gouvernement Marois a réitéré sa position selon laquelle la formule de prêts et de garanties de prêts était connue dès le départ. Et si le ton a monté sur le sujet à l'Assemblée nationale, le whip en chef Yves-François Blanchet est venu «mettre les points sur les i» en débarquant au Nouvelliste.

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Le whip en chef Yves-François Blanchet s'est présenté au Nouvelliste, hier, pour «mettre les points sur les i» dans ce dossier.

Photo: Sylvain Mayer

«C'est une opération orchestrée pour Raymond Bachand. C'est grave de venir à Trois-Rivières et de dire des vulgarités et des grossières menteries», a lancé celui qui parle d'un dossier économique politisé.

Selon lui, le ratio du fonds correspondra à celui appliqué par Investissement Québec, soit des prêts et des garanties de prêts pour 80 %. Le reste est partagé par des prises de participation et des subventions.

«J'ose croire que Danielle St-Amand est plus compétente que ça. Dire que ce sont les travailleurs qui vont rembourser l'argent, c'est une affirmation d'une fausseté gênante», a-t-il ajouté, écorchant au passage le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

Par ailleurs, sans qu'il ne s'agisse d'une somme placée dans un compte, le fonds de 200 millions de dollars sur cinq ans est réservé pour les PME de la région, et ce, à l'intérieur du budget bonifié d'Investissement Québec. Rien ne garantit toutefois sa survie si le gouvernement devait être renversé. «Ce sera alors la responsabilité politique d'un gouvernement», a commenté M. Blanchet.

Quant au comité, «il n'a pas le mandat de faire des chèques, mais d'identifier les dossiers à acheminer à la ministre. Il va falloir être audacieux dans nos choix, certains projets ne passant pas dans les canaux habituels. Et avec la concurrence des États américains, je suis pas mal ouvert à plus de subventions», a confié le responsable péquiste de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

À son avis, le dernier modèle à reproduire, c'est celui du Fonds LaPrade. «C'est prouvé, on fait plus de millage avec des prêts et des garanties de prêts», poursuit celui qui s'est plu à souligner l'approbation du président d'Innovation et Développement économique (IDÉ) Trois-Rivières, Réjean Hardy, et du président de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, Patrick Charlebois. «Il n'y a que le maire...», renchérit-il.

Or, s'il dit comprendre que Danielle St-Amand se positionne pour son ami, M. Blanchet trouve ça «moins correct» que la Ville se prête à l'exercice. «Je ne suis pas sûr que ça serve les citoyens», croit celui qui considère néanmoins habile la sortie parallèle d'IDÉ Trois-Rivières pour solliciter des projets.

La ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Mme Élaine Zakaïb, a tenu à préciser que les 200 millions de dollars constituaient de l'argent neuf injecté dans le Fonds du développement économique du Québec pour la région.

«Ce fonds est mis à la disposition de la région, sous forme de prises de participation, de prêts, de garanties de prêts et de subventions pour appuyer des entreprises structurantes et créatrices d'emplois», a-t-elle expliqué. «Nous faisons entièrement confiance aux acteurs économiques pour faire du développement par et pour leur région», soutient la ministre.

Le fonds de diversification, capitalisé à hauteur de 200 millions de dollars, offrira toute une gamme d'outils et de leviers financiers aux entreprises de la région, et ce, selon les plans de développement économique mis en place par la table régionale.

La ministre déléguée s'est dite surprise de la réaction de la députée libérale St-Amand. «Le Fonds du développement économique a été mis sur pied par leur propre gouvernement afin d'appuyer des entreprises», a déclaré Élaine Zakaïb. «Elle en connaît parfaitement le fonctionnement. Il est triste de la voir faire de la politique partisane sur le dos d'acteurs socio-économiques régionaux».

En considérant aussi le fonds de 50 millions pour la région d'Asbestos, la mise en place des deux enveloppes de diversification générera des investissements totaux de l'ordre de 1,45 milliard de dollars d'ici cinq ans pour les régions visées et créera des centaines d'emplois.

«La décision de notre gouvernement de mettre en place ce levier de diversification économique est stratégique pour les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Nous leur donnons les moyens de développer leur économie de façon durable. Plus que jamais, ces régions doivent conjuguer croissance économique, bénéfice social et protection de l'environnement pour le mieux-être des générations actuelles et futures», a insisté Yves-François Blanchet.

«J'ai grandement confiance que les tables de diversification économique des deux régions touchées, en collaboration avec Investissement Québec et le ministère des Finances et de l'Économie, pourront dynamiser leur économie», a conclu Élaine Zakaïb.

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