«Dans certains cas, ça va nécessiter du non remboursable. Il va falloir le considérer, même si des congés de remboursement de capital représentent une forme indirecte de subventions. J'espère qu'il y ait une orientation et qu'on verra ça cas par cas», a-t-il commenté, aux côtés de son président, Réjean Hardy.
Or, celui-ci est justement à la coprésidence du comité de diversification économique. Et il a réitéré la politique de prêts qui sera privilégiée dans la gestion du fonds destiné à 75 % à Trois-Rivières et Bécancour. «La norme, c'est le prêt, mais le comité n'est fermé à aucun projet», a-t-il fait savoir tout en ajoutant que les membres du comité connaissaient tous la nature de l'aide. Ces derniers se rencontreront à nouveau vendredi.
Quoiqu'il en soit, l'équipe d'IDÉ Trois-Rivières est actuellement mobilisée à l'interne pour «faire sortir les projets». «Il ne faut pas attendre à la dernière minute pour les stimuler et on veut organiser des rencontres de groupes avec des chefs d'entreprises», a annoncé M. Marchand. «Souvent, les entrepreneurs ont des idées de projets deux, trois ans à l'avance. On veut les aider à devancer leurs projets», renchérit M. Hardy.
Si la première étape consistera à découvrir les projets en gestation, plusieurs sont déjà dans la mire d'IDÉ Trois-Rivières, entre autres, dans les secteurs de l'aéronautique et des technologies vertes pour du démarrage et de l'expansion. Et si l'UQTR constitue un partenaire de choix, il n'est pas impossible que certaines initiatives puissent profiter aux deux villes riveraines. «On est en train de travailler quelque chose avec eux autres», a d'ailleurs indiqué le directeur général par rapport à Bécancour.
Le duo invite donc les promoteurs à recourir aux services d'IDÉ Trois-Rivières, ne serait-ce que pour les aider à compléter leur plan d'affaires.
«On leur lance un message d'opportunité pour de nouveaux projets, on ne veut pas en échapper», ont-ils conclu.