Jean-Martin Aussant d'accord avec l'interprétation du PQ

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour Jean-Martin Aussant, qui était député péquiste de Nicolet-Yamaska au moment de l'annonce de l'intention du Parti québécois de fermer la centrale nucléaire Gentilly-2 et de créer un fonds de diversification économique, il n'a jamais fait de doute que le fonds en question n'était pas constitué que de subventions aux entreprises.

«Je voyais essentiellement ce fonds comme un levier, un moyen très fort de démarchage pour attirer des entreprises et des investissements ici pour compenser et même plus la fermeture de la centrale nucléaire, sous formes de prêts, de garanties de prêt et de participations directes, explique-t-il. Le fonds de 200 millions $ c'est quelque chose qui peut rapporter beaucoup plus que le 200 millions $ lui-même, si c'est bien appliqué.»

Bref pour l'économiste, il ne fait aucun doute que des prêts est des garanties de prêts font partie de ce type de fonds. «C'est ce que recherchent souvent les entreprises, plus qu'une subvention. Mais ce ne devrait pas être seulement ça. Parce que parfois, ça peut être une prise de participation directe aussi. Je pense entre autres aux entreprises dans le domaine des ressources naturelles. Un des créneaux qu'on n'a pas suffisamment nommés dans le remplacement de Gentilly-2, c'est toute la biomasse mauricienne qui pourrait être transformée dans le parc industriel. Ça pourrait être une avenue très créatrice d'emplois et de remplacement de l'énergie que Gentilly-2 ne fournira plus.»

L'ex-député ajoute qu'il espère que ce fonds de 200 millions $ rapportera beaucoup plus en bout de ligne et qu'il servira au développement de nouvelles énergies dans le parc industriel de Bécancour. «Je dis souvent que ce n'est pas pour rien qu'on parle de l'autoroute de L'énergie. J'espère que le parc va devenir une plaque tournante des énergies au pluriel. Il faut faire des prêts partiels à des projets qui valent beaucoup plus. Il faut utiliser ce 200 millions $ habilement et ne pas se précipiter sur le premier projet en donnant trois quarts du fonds en prêts. Ce serait se tirer une balle dans le pied, je pense», a-t-il conclu.

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