Dès le début de cet entretien au sommet de 90 minutes, qui s'est tenu hier matin à Québec et qui visait à faire le point sur la décision du gouvernement de fermer la centrale, la chef péquiste a souligné avoir «réitéré à la mairesse notre détermination à procéder au déclassement de la centrale nucléaire Gentilly-2», a-t-elle fait savoir, par voie de communiqué.
Néanmoins, la première ministre se réjouissait que trois éléments aient fait l'objet d'un consensus autour de la table de discussions. Parmi ces points, on retrouve la distribution d'au moins 75 % du fonds de diversification à Bécancour et Trois-Rivières, la planification d'une rencontre avec la direction d'Hydro-Québec et l'annonce de la première rencontre sur le fonds de diversification, prévue lundi prochain.
«Les membres de la Table de diversification économique ont notre entière confiance et nous leur assurons la collaboration de tous les ministères du gouvernement. Les élus et les différents acteurs locaux sauront, nous en sommes certains, saisir l'occasion qui se présente pour propulser l'économie du Centre-du-Québec et de la Mauricie vers les technologies d'avenir, vertes et durables», a noté Mme Marois.
Yves-François Blanchet déçu
Pour sa part, même s'il reconnaît que la rencontre s'est déroulée dans un climat de «franchise assez directe», le député de Johnson et responsable de la Mauricie et Centre-du-Québec, Yves-François Blanchet, semblait déçu de la nature des discussions.
Selon lui, il aurait été préférable de se concentrer sur le fonds de diversification de 200 millions $ plutôt que de réclamer une rencontre avec Hydro-Québec ou faire changer d'idée le gouvernement Marois. «Une grande partie de la conversation était un argumentaire visant à renverser ou comprendre la décision du déclassement. Il faut maintenant passer à la gestion du fonds de 200 millions $. Il faut que les acteurs travaillent avec ça pour reconstruire», note le whip en chef du gouvernement Marois.
«On sait que plus du trois quarts des retombées sont à Trois-Rivières et Bécancour. Alors, ça va rester le cas», ajoute M. Blanchet quant à la distribution du fonds.
Par ailleurs, si les représentants régionaux ont senti une sorte d'ouverture de la part du gouvernement sur la tenue d'une commission parlementaire, Yves-François Blanchet ne s'est pas montré du même avis, tout en rappelant, très clairement, que le gouvernement ne «veut pas entretenir de faux espoirs aux gens. Gentilly-2 va être déclassée».
«Une consultation sur le déclassement, il n'y en aura pas. La décision est prise. Si une commission parlementaire avait une autre fonction, et pouvait servir à quelque chose d'autre, on va le regarder. Mais pour l'instant, il n'y a pas d'autre proposition d'usage», tranche le député de Johnson.