Fonds de 200 millions$: au moins 75 % à Bécancour et Trois-Rivières

La mairesse de Bécancour Gaétane Désilets à sa... (Photo: La Presse Canadienne)

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La mairesse de Bécancour Gaétane Désilets à sa sortie du bureau de la première ministre Pauline Marois.

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Au moins 75 % du fonds de diversification économique créé pour compenser la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 seront investis à Bécancour et Trois-Rivières.

C'est du moins ce que la première ministre Pauline Marois a assuré à la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, hier matin lors de la rencontre au sommet tenue à Québec au cours de laquelle on a d'ailleurs convenu que la toute première rencontre de la Table de diversification économique de la Mauricie et du Centre-du-Québec se déroulera lundi prochain. Il sera alors question d'établir le plan d'action visant à coordonner les investissements du fonds de 200 millions $ qui sera réparti proportionnellement, selon les retombées économiques reliées à Gentilly-2, pour ainsi compenser la perte de quelque 800 emplois. Sur une période de 10 à 15 ans, Québec prévoit créer 2600 emplois grâce à ce fonds dédié aux PME.

Hier matin, d'entrée de jeu, la nouvelle première ministre s'est excusée d'avoir mis autant de temps avant de rencontrer les décideurs régionaux pour faire le point. «Elle m'a dit qu'elle déplorait que cette rencontre était si tardive et de ne pas m'avoir appelée au moment opportun», souligne la mairesse de Bécancour, qui a qualifié cette rencontre de «franche».

«L'important était de se comprendre et s'écouter mutuellement dans nos demandes», ajoute Mme Désilets.

Des questions sur le 4,3 milliards $

Également présent lors de la rencontre, le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Denis Girard, a rappelé qu'il n'est toujours pas question d'abandonner les démarches pour maintenir en vie la centrale nucléaire.

«Ils nous ont dit que leur décision était prise. Mais j'ose espérer qu'il y a des considérations qu'ils n'ont pas regardé. Je ne dis pas qu'on peut encore les faire changer d'idée, mais au moins ils peuvent se rendre compte qu'ils ont agi rapidement et que les impacts sont beaucoup plus grands que ceux anticipés», explique-t-il.

C'est donc pourquoi il a réclamé une rencontre avec la direction d'Hydro-Québec pour obtenir des explications sur les coûts de réfection de la centrale qui ont été évalués à 4,3 milliards $ par la société d'État.

La première ministre a acquiescé à cette demande et tâchera d'organiser un entretien entre les deux parties prochainement. «Madame Marois a pris une décision économique basée sur les données fournies par Hydro-Québec. On a de grosses questions sur les données économiques. On veut questionner le fameux 4,3 milliards $. On veut voir comment ils ont produit leur rapport. Économiquement, je suis convaincu que la centrale peut opérer de façon rentable pour une certaine période», affirme M. Girard.

Confusion

Dans un autre ordre d'idée, les représentants régionaux pensaient avoir noté une certaine ouverture dePauline Marois quant à la tenue d'une éventuelle commission parlementaire ou une autre forme de consultation publique. «Il fallait que les choses soient dites et je pense qu'elle a bien reçu notre message», avait déclaré la mairesse Désilets, à la sortie de sa rencontre avec la première ministre.

Cependant, le ton était bien différent en soirée après que le cabinet de Mme Marois eût émis un communiqué qui ne mentionnait aucunement la possibilité d'une telle commission parlementaire.

«Madame Désilets a mentionné qu'elle avait clairement compris des discussions de ce matin avec madameMarois qu'elle ne fermait pas la porte à une commission parlementaire ou à une assemblée publique afin que la population ait toute l'information sur la centrale Gentilly-2», a-t-on déploré par voie de communiqué conjoint émis par de la Ville de Bécancour et la CCICQ.

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