La ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, a confirmé, ce matin, à Bécancour, la composition du comité qui aura la responsabilité de gérer le fonds de diversification économique de 200 M$ versé en compensation à la fermeture de Gentilly-2.
Aux noms déjà connus, s'est ajouté celui de Nancy Déziel, directrice générale du Centre National en Électrochimie et en Technologies Environnementales inc, que personne n'avait vu venir et qui sera la voix du centre de la Mauricie.
La ministre a expliqué que le fonds viendra soutenir la région dans la transition qui suivra le déclassement de la centrale nucléaire, et favoriser le démarrage et la croissance de nouvelles usines et de nouvelles entreprises, de préférence des PME (puisqu'il existe déjà d'autres programmes gouvernementaux pour les projets d'importance) et si possible dans le secteur de l'économie verte et du développement durable. Elle a dit espérer que la mise en place de ce fonds générera des investissements privés de 1 milliard $ pour un total de 1,2 milliard d'ici 5 ans.
Elle a aussi précisé que ce levier économique était stratégique pour les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec, seulement, répondant ainsi aux inquiétudes de voir se répéter les erreurs du Fonds LaPrade. La ministre a ajouté que son plan de diversification économique était en trois étapes, rassembler les experts du milieu via une table régionale, identifier les créneaux porteurs et finalement susciter des projets d'investissements.
«J'ai grandement confiance que la table régionale de diversification économique en collaboration avec Investissement Québec et le ministère des Finances et de l'Économie pourra dynamiser l'économie des deux régions», a-t-elle déclaré.
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