Ce rapport interne de 37 pages daté du 26 septembre aurait été remis à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. Le rapport conclut que : «le projet de réfection n'est pas justifié au plan financier pour Hydro-Québec».
«Il ressort de la comparaison de ces scénarios que la fermeture est préférable au niveau financier et donc recommandée par Hydro-Québec à son actionnaire le gouvernement», peut-on également lire dans le rapport.
Toujours selon ce rapport d'Hydro-Québec, l'exploitation de la centrale, si la réfection va de l'avant, entraînerait un déficit annuel de 215 millions $. Il en coûterait alors 268 750 $ par an pour maintenir les 800 emplois de la centrale.
La société d'État estime que le déclassement de Gentilly-2 se ferait sur une période d'environ 50 ans, de 2013 à 2062. Les coûts de cette fermeture, incluant l'entreposage des déchets radioactifs, s'élèveraient à 1,785 milliard $.
La députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, désire mettre la main sur ce rapport avant de commenter ses conclusions. «Je ne peux pas faire mon travail sur un supposé rapport», a-t-elle affirmé samedi matin. «Il n'y a aucune source d'Hydro-Québec de citée dans l'article du Devoir.»
Cela dit, la députée de Trois-Rivières affirme une fois de plus que le gouvernement de Pauline Marois a pris une décision précipitée, avant même d'avoir entre les mains les rapports d'Hydro-Québec.
«Le premier rapport que nous voulons voir c'est le rapport de la Commission canadienne de la sécurité nucléaire. On l'attend d'une journée à l'autre», ajoute Danielle St-Amand.