La FCCQ demande le maintien des activités

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La Fédération des chambres de commerce du Québec demande le maintien des activités à la centrale nucléaire Gentilly-2.

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(Trois-Rivières) La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a adopté en marge de son congrès annuel une déclaration spéciale qui demande le maintien des activités à la centrale nucléaire Gentilly-2 ainsi que l'exploitation des ressources gazières et pétrolières de la province. Le regroupement qui représente près de 150 000 hommes et femmes d'affaires appuie également les démarches entreprises par les chambres de commerce de Trois-Rivières et du Coeur-du-Québec qui demandent l'heure juste sur le déclassement de la centrale nucléaire. «Nous avons toujours souhaité qu'on développe plusieurs sources d'énergie. Il y a de la place pour Gentilly, pour le pétrole, pour le gaz de schiste et pour l'éolien», lance en entrevue la présidente-directrice générale, Françoise Bertrand. «Toutes les filières sont importantes.»

La déclaration spéciale de la FCCQ a été prise par le conseil d'administration de l'organisme jeudi soir. Ce conseil regroupe 72 personnes représentant les différents membres de la fédération. «La communauté d'affaires, représentée par la FCCQ, constate que l'économie du Québec fonctionne présentement à faible régime; le taux de croissance sera inférieur à 1 % cette année, contrairement à une croissance moyenne d'au moins 2 % au cours des 25 dernières années. Cela reflète la fragilité de la reprise, surtout en Amérique du Nord et en Europe», peut-on lire dans la déclaration.

«Dans un tel climat de tension, il est essentiel que le gouvernement et les acteurs économiques et sociaux se serrent les coudes et travaillent ensemble afin de remettre le Québec sur le chemin de la croissance et de la prospérité.» La FCCQ appuie de plus la création d'un groupe d'experts par les deux chambres de commerce et d'industries de Trois-Rivières et du Coeur-du-Québec. La fédération partage aussi la position du Comité d'actions stratégiques formé jeudi qui demande d'obtenir davantage d'informations sur le déclassement de Gentilly-2. Françoise Bertrand estime de plus que le Québec ne peut se passer de l'expertise des travailleurs de la centrale nucléaire. «Gentilly-2 c'est plus que 800 emplois. L'expertise des travailleurs est très importante.»

Les représentants des chambres de commerce de la province estiment par ailleurs que le gouvernement de Pauline Marois a pris d'importantes décisions bien trop hâtivement. «Toutes les décisions du Parti québécois ont été prises trop rapidement», estime Françoise Bertrand, qui affirme parler au nom des 150 000 personnes et des 60 000 entreprises membres de la FCCQ. «L'économie est encore fragile dans le monde occidental.»

La présidente-directrice générale de la FCCQ se questionne sur l'efficacité du fonds de 200 millions $ que Québec entend créer pour diversifier l'économie de la région après le déclassement de la centrale nucléaire. «Est-ce que ce sont des investissements suffisants ou c'est du saupoudrage?», se demande-t-elle.

Le président de la Chambre de commerce et d'industries du Coeur-du-Québec, Jean-Denis Girard, s'est dit très heureux de l'appui de la FCCQ envers le Comité d'actions stratégiques qui se penche sur le déclassement de Gentilly-2.

Les chambres de commerce et d'industries de Trois-Rivières et du Coeur-du-Québec organisent conjointement demain avec les Villes de Trois-Rivières et de Bécancour une marche pour sauver Gentilly-2. Les départs de cette marche d'appui aux travailleurs et à leur famille se feront demain dès 10 h à l'église de Gentilly et à l'hôtel de ville de Bécancour. Les deux groupes se rejoindront par la suite près de la centrale nucléaire.

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