Marche de solidarité en appui aux employés de Gentilly-2

La centrale Gentilly-2.... (Photo: archives Le Nouvelliste)

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La centrale Gentilly-2.

Photo: archives Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Bécancour) Les chambres de commerce et d'industries de Trois-Rivières et du Centre-du-Québec organisent une marche de solidarité en appui aux employés de la centrale nucléaire Gentilly-2 et leur famille, dimanche le 30 septembre, à compter de 10h. Les points de rassemblement sont l'église de Gentilly et l'hôtel de ville de Bécancour.

Les employés et leur famille, la population de la région, les fournisseurs et les gens d'affaires sont invités à se joindre aux groupes pour ensuite se rencontrer devant Gentilly-2 où un point de presse est prévu.

Par ailleurs, les présidents des chambres de commerce tiennent à exprimer à Pauline Marois qu'il est temps que le gouvernement du Québec entende le message des citoyens de la région qui réclament la réfection de Gentilly-2. Ils veulent ainsi  sauver l'économie de la région tout en préservant l'expertise développée au cours des dernières années.

De plus, Patrick Charlebois et Jean-Denis Girard,  respectivement président de la chambre de Trois-Rivières et de la chambre du Centre-du-Québec, estiment que Mme Marois a agi de la même façon que le premier ministre Jean Charest à qui elle reprochait pourtant de ne pas vouloir ouvrir le dialogue avec les gens concernés.

«Lors de l'annonce de la fermeture de Gentilly-2, nous avons été offensés de la façon dont elle s'y est prise. C'était très cavalier et cela témoignait d'un manque de respect total pour notre population. C'est comme si elle voulait se débarrasser de ce dossier, et ce à tout prix» ont déclaré les présidents qui souhaitent toujours une rencontre avec Pauline Marois ainsi qu'avec la ministre des Ressources naturelles.

Du même souffle, ils réclament une commission parlementaire sur l'avenir de Gentilly-2, ou qu'on soumette la proposition de déclasser la centrale à un vote de l'Assemblée nationale et ce, disent-ils, pour garantir la légitimité de la décision.

«On ne peut mettre l'avenir de 800 emplois entre les mains de 22 personnes qui forment le cabinet des ministres», plaident-ils en établissement une comparaison entre les états généraux sur l'éducation (pour une question de 100 millions$) alors que le dossier de la centrale représente des milliards $.

Les deux présidents incitent par ailleurs la population à signer la pétition de Mme Marie-Christine Hupé, soit en passant par les chambres de commerce (y compris celle de la Mauricie)  soit en l'imprimant sur les sites Internet pour recueillir d'autres signatures.

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