«Ce sont des études par-dessus études. Moi, j'ai confiance en cette technologie-là. Je suis impressionné par la grande sécurité. C'est une énergie d'appoint nécessaire, comblant les besoins de plus de 270 000 résidences du Québec, soit l'équivalent d'une ville comme Laval. Et on ne partira pas en campagne pour bâtir 15 centrales nucléaires au Québec», a confié le président de la FTQ, Michel Arsenault, lors d'une entrevue accordée au Nouvelliste. Mais celui-ci est d'autant plus favorable au maintien des installations nucléaires de Bécancour qu'elles procurent 800 emplois à 100 000 dollars par année en moyenne, à part les retombées indirectes dans la région.
«A-t-on besoin de ça, perdre ça en région? C'est la dernière chose qu'on souhaite. Sans compter l'impact économique de la réfection, soit quelques milliards de dollars et près de 2000 jobs», a-t-il souligné.
«Ce n'est pas en donnant 200 millions... J'ai de la misère avec ça», renchérit le président en lien avec la proposition Marois de créer un fonds compensatoire.
Par sa part, le conseiller régional de la FTQ en Mauricie et au Centre-du-Québec, Michel Dupont, a parlé de deux préoccupations majeures en ce qui concerne la poursuite des activités de Gentilly-2.
«Tout d'abord, l'assurance que la réfection sera faite de façon fiable et sécuritaire. Et deuxièmement, compte tenu de cette assurance, nous avons à coeur le développement économique local et régional, avec le maintien d'emplois de qualité et la création de centaines d'emplois indirects requis par la réfection de la centrale dans plusieurs domaines d'activités économiques», a-t-il indiqué.
À l'instar de son président, M. Dupont rappelle que la centrale nucléaire joue un rôle clé dans la stabilisation du réseau d'Hydro-Québec et la sécurité d'approvisionnement en électricité «puisqu'elle ne dépend ni du niveau des réservoirs, ni du caprice des vents».
«Le déclassement, ce serait le même prix, tandis que la réfection permet de conserver les emplois pendant 25 ans», fait-il valoir.
Finalement, dans le dossier du gaz de schiste, le président Arsenault demande de prendre un temps d'arrêt. «On n'est pas obligé d'inventer la roue au Québec. Je suis confiant que la technologie va se développer», a-t-il conclu.