Soupir de soulagement à Saint-Tite

De petits chapiteaux, souvent blancs, se font de... (Photo: Stéphane Lessard)

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De petits chapiteaux, souvent blancs, se font de plus en plus nombreux au Festival western de Saint-Tite et contribuent à améliorer l'apparence des rues où sont installés plus de 800 exposants.

Photo: Stéphane Lessard

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Saint-Tite pousse un soupir de soulagement. L'avis d'ébullition qui avait été donné samedi dernier, en plein Festival western, a été levé hier après-midi, à 13 h, avec l'accord du ministère de l'Environnement. L'eau est redevenue potable.

Le maire André Léveillé s'est dit heureux que tout soit rentré dans l'ordre et se félicitait que la population comme les visiteurs aient bien suivi la consigne de sécurité et sans protestation.

L'équipe de 25 pompiers appelée en renfort pour distribuer le communiqué dans les huit secteurs de la ville de Saint-Tite, les terrains de camping, les résidences de personnes âgées, ainsi que dans tous les kiosques, s'est montrée très efficace et avait terminé sa ronde en moins d'une heure trente minutes.

«C'est le bienfait de notre nouvelle régie d'incendie qui regroupe quatre municipalités, a constaté André Léveillé, avec satisfaction. Le tout a été complété parle recours à notre radio de rue qui, pendant plus de 24 heures, a émis des avis en français et en anglais.»

Tout compte fait, l'événement malheureux causé par des pluies importantes mais heureusement brèves, aura permis à Saint-Tite de tester son système d'urgence.

Hier, après la réunion du comité spécial formé de représentants de la santé, de la sécurité et de l'hôtel de ville, tout le monde se disait heureux du déroulement des opérations.

«On a mis à l'épreuve notre plan d'urgence du festival et on est très satisfaits. On a réussi à rejoindre les quatre ministères concernés: sécurité civile, environnement, santé et sécurité. On a vu qu'il pouvait arriver n'importe quoi et qu'on contrôlait rapidement la situation.»

Mais, le travail des pompiers n'était pas terminé pour autant car la municipalité avait deux autres mandats pour eux. Ils devaient aussi faire le tour des exposants qui ne s'étaient pas encore conformés à la nouvelle réglementation concernant les bâches bleues souvent utilisées pour protéger leur marchandise des intempéries.

«Il y a encore quelques exposants qui les utilisent, a constaté le maire en faisant une petite tournée. On les a référés à deux fournisseurs de toiles ignifuges. On remarque aussi qu'il y a au moins 300 minichapiteaux montés sur le site. On est très heureux de voir ça car on ne savait pas la tournure que prendrait le nouveau règlement. C'est beaucoup mieux visuellement.»

«On sait aussi que maintenant chaque kiosque possède son extincteur de 20 livres. Il a fallu quatre ans pour y arriver. C'est très important. Cette année, on va dépasser 850 kiosques!»

La municipalité veut aussi faire respecter sa réglementation sur la distance de cinq pieds à respecter entre les véhicules motorisés. Sécurité Francheville effectue actuellement une tournée avec caméra à l'appui pour faire appliquer la réglementation municipale par les récalcitrants.

«On a fait de grands pas mais on a encore des problèmes avec les propriétaires de petits terrains, déplore le maire. Il y a aussi quelques résidences où toutes les issues sont fermées, bloquées! Ils ont dressé des murs sur les façades, mis des panneaux devant les portes, tout ça pour être capables d'installer des kiosques et faire de l'argent. Exemple, on ne peut plus entrer dans l'usine Laurentide, sinon par une porte par derrière. Nous avons une vingtaine de situations du genre. Alors les gens de

Sécurité Francheville circulent, parfois avec le directeur des incendies, pour faire démolir ces choses-là.»

Le maire Léveillé affirme que le phénomène est nouveau. «Sur la rue Notre-Dame, il y a une maison complètement placardée, sans issue. On ne peut même pas aller à l'arrière. C'est flagrant que c'est dangereux! Les pompiers sont allés les rencontrer. On s'occupe de ces cas. Il faut que les portes puissent s'ouvrir conformément à notre réglementation.»

«On surveille aussi les terrains en arrière des maisons où des propriétaires ont permis de l'entreposage», explique le maire qui n'en revient pas de voir ces nouvelles situations  potentiellement dangereuses se multiplier.

Il rappelle que toutes les issues et les balcons des maisons et immeubles doivent être maintenus libres en tout temps. Il compte aussi faire rajouter un article au règlement municipal en question stipulant qu'un espace d'un mètre doit toujours être libre afin de permettre d'accéder à l'arrière d'une résidence.

«L'année prochaine, ce sera dans notre réglementation, affirme-t-il. On a un secteur sur du Moulin et Saint-Philippe où il y a des blocs qui ont été construits dans les années 50 et 60. S'il fallait que le feu se propage là-dedans et qu'il faille défaire des kiosques avant d'être capables d'aller à l'arrière... Oh non! Je vais vous dire, la piastre fait oublier la loi du gros bons sens. Il va y avoir des avis pour que les gens se conforment», assure-t-il, déterminé à protéger ses concitoyens contre eux-mêmes.

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