Des Ontariens bénévoles chouchoutent les cow-boys

Annette et Gordon Villeneuve, deux Ontariens qui ont... (Photo: Stéphane Lessard)

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Annette et Gordon Villeneuve, deux Ontariens qui ont adopté le Festival western de Saint-Tite depuis près de 30 ans, au point d'y devenir bénévoles.

Photo: Stéphane Lessard

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Tous les bénévoles ont leur histoire d'amour avec le Festival western de Saint-Tite. Il y a ceux pour qui c'est une affaire de famille depuis des générations, ceux qui y sont arrivés par hasard et qui y sont restés et enfin, les autres, comme Annette et Gordon Villeneuve, «des visiteurs» d'Ontario qui reviennent fidèlement depuis près de 30 ans pour donner un bon coup de pouce à l'organisation.

Ce qui les attire à Saint-Tite? Les chevaux bien sûr, mais surtout les Saint-Titiens eux-mêmes, qui ont accueilli à bras ouverts ce couple sympathique originaire de Chute-à-Blondeau et qui, tout naturellement, dès leur première visite, donnait un coup de main à leurs voisins des écuries du camping.

C'est en effectuant une balade en carriole dans la ville, histoire de découvrir les environs, que les Villeneuve se sont fait proposer par le conducteur de devenir des bénévoles «officiels». Et ma foi, l'idée les a immédiatement séduits. Autant dire que, depuis, le festival les a adoptés... et vice versa.

C'est accompagnés de leurs propres chevaux que les Villeneuve sont arrivés à Saint-Tite la première fois, il y a environ 28 ans, ravis de pouvoir se promener dans les nombreux sentiers environnants.

«On venait à Saint-Tite avec des amis et nos chevaux de selle pour faire de la randonnée avec le Club des 4 fers. On rencontrait d'autres gens avec leurs chevaux et on s'est fait des amis. Quand les gens étaient mal pris aux écuries, on s'entraidait, mais sans être reconnus comme bénévoles. Ça fait dix-huit ans que nous sommes bénévoles officiels», raconte Annette Villeneuve avec une pointe de fierté.

Elle a d'abord oeuvré environ 11 années à l'accueil des écuries, avec Richard Champagne, avant de se retrouver au prestigieux Salon du cow-boy où elle accueille les compétiteurs dans leur langue, l'anglais ou le français, ce qui les met tout de suite à l'aise.

«C'est ici qu'on reçoit les cow-boys pendant les compétitions. On leur sert un lunch, du café. Il y a aussi des massothérapeutes, un chiropraticien, deux thérapeutes pour les blessures. Ça fait six ans que l'on fait ça, Gordon et moi. Quand les cow-boys arrivent, ils nous reconnaissent tout de suite.»

Venus la première fois avec trois autres couples et leurs chevaux, les Villeneuve ont tellement aimé le festival et son ambiance, qu'ils sont revenus seuls dès la deuxième fin de semaine.

«La première fois, on avait loué des chambres à l'Hôtel des 10 et la seconde fois, nous n'avions rien réservé. On a dormi dans la boîte du camion», se souvient-elle en riant franchement. «Après, on est revenus tous les ans.»

Depuis, ils séjournent dans un confortable véhicule récréatif. Annette Villeneuve avoue qu'on trouve aussi des festivals western en Ontario, mais qu'ils n'ont pas l'importance de celui Saint-Tite. Et puis, ici, insiste-t-elle, ils sont tellement bien reçus, que tout le monde veut les inviter à souper.

«Dès la première année, les gens nous demandaient d'où on venait. Ils savaient qu'on n'était pas de la place. Il y a beaucoup de chaleur. Même si on ne se voit pas le reste de l'année, quand on se retrouve, c'est comme si on s'était quittés la veille, comme une vraie famille! On est si contents de se revoir.»

Et ça, manifestement, ça l'émerveille toujours.

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