Un blitz de tonte pour contrer l'herbe à poux?

La Ville de Trois-Rivières envisage présentement la possibilité de  suivre... (Sylvain Mayer)

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Sylvain Mayer

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières envisage présentement la possibilité de suivre l'exemple de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield pour contrer l'herbe à poux et les problèmes d'allergies qui y sont associés.

La Ville a tenu une rencontre à Trois-Rivières, la semaine dernière, avec la direction de la Santé publique et plusieurs autres Villes du Québec, dont Salaberry-de-Valleyfield, Victoriaville, Granby, Drummondville et Saint-Lambert, afin d'échanger sur cette problématique et mettre en commun les solutions mises de l'avant par chacune pour essayer de contrer ce fléau estival récurrent.

Plusieurs solutions ont été mises sur la table, mais la solution qui a le plus attiré l'attention de Trois-Rivières, c'est celle de Salaberry-de-Valleyfield.

«Ils ont fait un projet-pilote qui a eu lieu au cours des quatre dernières années et il semblerait qu'il s'agisse de la meilleure méthode», explique Yvan Toutant, responsable des communications à Trois-Rivières.

«On s'aperçoit toutefois qu'il est difficile de lutter contre cette plante-là parce qu'il n'y a pas consensus parmi tous les intervenants», ajoute-t-il.

«La Ville aura beau faire des manoeuvres bien précises, mais si le ministère des Transports ne suit pas, si Hydro-Québec ne suit pas, on vient de donner un coup d'épée dans l'eau», dit-il. «L'herbe à poux se trouve souvent le long des routes et des pylônes d'Hydro-Québec», fait valoir M. Toutant.

Or, à Salaberry-de-Valleyfield, on a réussi à obtenir des ententes avec ces instances afin de coordonner les interventions.

«Nous, avant la floraison, on faisait une tonte plus courte, mais on ne faisait pas de blitz de tonte sur tout le territoire en même temps en lançant une escouade de tondeuses, si je peux m'exprimer ainsi. C'est ce qu'ils font à Salaberry-de-Valleyfield et ils le font deux fois dans une période de trois semaines environ. Leurs études, après quatre ans, disent qu'effectivement, il y a moins de pollen dans l'air de cette ville», explique M. Toutant.

Trois-Rivières envisage donc «très sérieusement», dit-il, de «mettre en application dès cet été» cette méthode, c'est-à-dire d'y aller d'un blitz de tonte de gazon.

«On est en train de regarder la faisabilité. C'est quelque chose qui nous intéresse beaucoup», raconte M. Toutant.

C'est qu'à part la sensibilisation, qui a ses limites, «c'est à peu près la seule solution qu'on a», fait-il valoir. «De la sensibilisation, on en fait chaque année», dit-il, mais de toute évidence, ce n'est pas suffisant.

La Ville va bientôt approcher le MTQ et Hydro-Québec et le chemin de fer Québec-Gatineau pour tenter de voir s'il y a moyen d'en arriver à des ententes. «Si l'on pouvait coordonner cette coupe-là et la faire partout au cours d'une même période, ça donnerait un sérieux coup à l'herbe à poux», dit-il, en se fiant aux résultats obtenus par Salaberry-de-Valleyfield.

M. Toutant raconte que la Ville a déjà essayé les différents produits miracles sensés contrôler efficacement et écologiquement, à des frais importants, cette plante indésirable, mais sans succès. «Il n'y a pas de façon de faire miraculeuse», fait-il valoir.

Toutefois, un blitz de tonte à des périodes bien ciblées de la croissance de la plante, avant qu'elle ne produise du pollen, «pourrait éventuellement améliorer la situation», dit-il.

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