Greenpeace accuse Résolu d'avoir violé l'entente sur la forêt boréale

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L'Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC) a été signée en mai 2010 par les plus grands groupes écologistes et les principales compagnies forestières oeuvrant au Canada.

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La Presse Canadienne

L'Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC), où les grandes compagnies forestières et les groupes environnementalistes s'étaient pour une rare fois rejoints face à l'exploitation de ces territoires, vient de voler en éclats.

Greenpeace annonce son retrait de l'entente après avoir constaté que le plus gros joueur, Produits forestiers Résolu, a aménagé des chemins forestiers dans les Montagnes Blanches, autour du réservoir Manouane au nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce que le groupe qualifie de violation claire de l'accord.

Cette entente, signée par 21 compagnies forestières et 9 groupes environnementaux, prévoyait que les entreprises respectent un moratoire sur une zone de 28 millions d'hectares de forêt boréale au Canada - dont 8 millions d'hectares au Québec - et l'arrêt des campagnes de pression des groupes environnementaux.

Ce moratoire devait permettre de déterminer des aires protégées mais deux ans et demi après la conclusion de l'entente, aucune aire protégée n'a été créée.

Les Montagnes Blanches, qui forment l'une des dernières forêts vierges au Québec, sont considérées prioritaires par les environnementalistes, notamment en raison d'une forte concentration de caribou forestier, une espèce menacée.

Greenpeace note que la grande majorité des compagnies forestières et les groupes environnementalistes ont travaillé d'arrache-pied pour en déterminer quels endroits devraient être protégés. Le directeur général de l'organisme au Québec, Nicolas Mainville, ajoute même que des employés de Résolu ont aussi fait des efforts considérables mais que la haute direction de l'entreprise n'a manifesté aucune bonne volonté, une réalité qui vient de se traduire sur le terrain par cette incursion dans un zone sous moratoire.

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